<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>La vie, un long marathon</title><link>http://pleineforme91.canalblog.com/</link><description>Suivez le Marathon de Paris 2008 et sa pr&#xe9;paration en d&#xe9;tail par un marathon-man du 91</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sat, 07 Nov 2009 18:05:47 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Marathon de Paris 2008 - L’&#xe9;pop&#xe9;e du joggeur, r&#xe9;cit d’un premier marathon </title><dc:creator>pleine_forme91</dc:creator><link>http://pleineforme91.canalblog.com/archives/2008/07/19/9976411.html</link><comments>http://pleineforme91.canalblog.com/archives/2008/07/19/9976411.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://pleineforme91.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9976411/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://pleineforme91.canalblog.com/archives/2008/07/19/9976411.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le point de d&#xe9;part&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Fin juin 2007, un nouveau projet m’appelle en Angleterre, &#xe9;ch&#xe9;ance finale avanc&#xe9;e : No&#xeb;l. L’Angleterre en l’occurrence, c’est Milton Keynes (MK), sorte de ville nouvelle situ&#xe9;e entre Londres et Birmingham. Pratiquement, cela se traduit par la mise en place d’une vie altern&#xe9;e, week-end en famille &#xe0; la maison, voyages lundi matin et vendredi soir et vie en solitaire &#xe0; MK du lundi au vendredi. L’ensemble s’apparente plut&#xf4;t &#xe0; une parenth&#xe8;se, risque de tourner vite &#xe0; un mode de fonctionnement quotidien de type limit&#xe9; au strict n&#xe9;cessaire, un point c’est tout, et ne soul&#xe8;ve donc qu’un enthousiasme tr&#xe8;s mitig&#xe9;. Moralit&#xe9;, cela s’annonce difficile pour tout le monde, surtout pour la famille et cela me laisse quatre soir&#xe9;es vides dans la semaine. Effet collat&#xe9;ral, la pr&#xe9;paration du niveau 3 de plong&#xe9;e va en prendre, au mieux, un s&#xe9;rieux coup, au pire va sombrer compl&#xe8;tement pour cette saison. Le pire est &#xe9;videment toujours &#xe0; craindre dans ces cas l&#xe0;, la ponctualit&#xe9; &#xe9;tant de nos jours une qualit&#xe9; qui se perd, en particulier dans les projets industriels au long cours. Par contre, celle qui ne va pas avoir la sensation que ses soir&#xe9;es sont vides, c’est &#xab; Mimichette &#xbb; qui va prendre de plein fouet toute la gestion du quotidien, entre repas, devoirs et le reste, n’est-ce pas charmants enfants &#xe0; l’activit&#xe9; quelquefois d&#xe9;bordante au-del&#xe0; des bornes du raisonnable. En plus, faute d’entrainement hebdomadaire, son classement de tennis ne risque pas grimper en fl&#xe8;che cette saison. A tout point de vue, elle va devoir tout supporter, nous l’appellerons donc la &#xab; supportrice &#xbb; dans la suite de ce r&#xe9;cit.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;La mise en jambes&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Apr&#xe8;s une p&#xe9;riode initiale o&#xf9; chacun essaye de faire de son mieux pour prendre ses marques et un d&#xe9;paysant interm&#xe8;de espagnol pour les vacances d’&#xe9;t&#xe9;, on arrive d&#xe9;but Septembre face au long tunnel annonc&#xe9;, sorte de s&#xe9;ance d’apn&#xe9;es successives entrecoup&#xe9;es par de toujours trop courtes reprises d’oxyg&#xe8;ne le week-end. Pour &#xe9;viter de succomber &#xe0; une indigestion de t&#xe9;l&#xe9;vision britannique, gu&#xe8;re plus int&#xe9;ressante que la fran&#xe7;aise et de voir ma forme physique du moment pas vraiment au plus haut d&#xe9;gringoler encore plus bas, j’entreprends de compenser l’absence d’entretien &#xe0; la piscine par quelques footings de substitution. C’est l’activit&#xe9; la plus imm&#xe9;diatement accessible, sans contrainte d’horaire, ni de logistique, cela occupe la t&#xea;te, tue le temps et fait un peu de bien aux muscles. L’avantage du concept de ville nouvelle est son urbanisme fait pour le d&#xe9;placement pi&#xe9;tonnier et la mixit&#xe9; entre habitations et zones vertes. Je trouve rapidement, &#xe0; port&#xe9;e de baskets une vaste zone paysag&#xe9;e faite de successions de parcs. Je pousse mon investigation de plus en plus loin &#xe0; mesure de mon acclimatation &#xe0; une dur&#xe9;e de course plus longue. Finalement, je me fixe un parcours qui descend lentement au travers d’un parc, d&#xe9;bouche sur un terrain de cricket, enjambe un petit canal o&#xf9; stationnent des p&#xe9;niches, se prolonge par une longue all&#xe9;e qui abouti &#xe0; une base de loisirs regroup&#xe9;e autour d’un ensemble de deux lacs artificiels. On peut moduler &#xe0; loisir la distance autour des lacs puis faire la remont&#xe9;e en sens inverse. Suivant la modulation, le parcours conduit &#xe0; une dur&#xe9;e de course de 45’ &#xe0; 1h 45’. Passent les jours, passent les soir&#xe9;es et je me retrouve &#xe0; courir deux fois par semaine, pour une dur&#xe9;e globale sup&#xe9;rieure &#xe0; deux heures. J’ai la satisfaction de sentir fonctionner mes muscles mais sans rep&#xe8;res de distance donc d’allure. Le souffle est toujours forc&#xe9;, bref pour me d&#xe9;penser et avoir l’air de faire du sport, je force probablement plus que n&#xe9;cessaire, je cours comme un &#xab; bourrin &#xbb;. Ce manque de ligne directrice, de connaissance de l’efficacit&#xe9; et d’&#xe9;ventuel progr&#xe8;s de la manœuvre est un peu stupide et frustrant, c’est le syndrome du canard qui court sans &#xab; t&#xea;te &#xbb;.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;L’engagement&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Dire que j’ai deux frangins qui sans &#xea;tre des experts de la course &#xe0; pied ont quand m&#xea;me chacun &#xe0; leur actif un v&#xe9;cu de trois marathons ! Cela m’a toujours laiss&#xe9; admiratif et un peu incr&#xe9;dule. Je n’avais pas remarqu&#xe9; chez eux cette facult&#xe9; de pouvoir se transformer en extra-terrestres pour finir une telle &#xe9;preuve. Mais les faits sont l&#xe0;. A l’occasion d’un coup de t&#xe9;l&#xe9;phone avec Nicolas, on parle occupation quotidienne et il me dit qu’il s’est inscrit au Marathon de Paris. Il m’encourage &#xe0; faire de m&#xea;me, il y a alors d&#xe9;j&#xe0; 33000 inscrits. Pas le temps de r&#xe9;fl&#xe9;chir, apr&#xe8;s le feu vert de la &#xab; supportrice &#xbb;, je finis le week-end avec le dossard 40417, embarqu&#xe9;&amp;nbsp; pour un voyage largement surr&#xe9;aliste au regard du pr&#xe9;sent &#xe9;tat des lieux. Petite note comique suppl&#xe9;mentaire, il faut &#xe0; l’inscription choisir son objectif de temps pour &#xea;tre plac&#xe9; dans le &#xab; sas &#xbb; correspondant au d&#xe9;part. Par esprit de fraternit&#xe9; et soucis de simplicit&#xe9;, j’ai indiqu&#xe9; 4h, comme Nicolas, que nous appellerons dor&#xe9;navant le &#xab; coach &#xbb; dans la suite de ce r&#xe9;cit. Le Marathon en 4h pour quelqu’un qui n’a probablement jamais couru plus de 15 kilom&#xe8;tres, le tout en ayant l’impression de cracher ses poumons. D&#xe9;fense de rire !&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;La revue de mat&#xe9;riel&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;J’ai compris que la pr&#xe9;paration sp&#xe9;cifique s’&#xe9;tale sur une douzaine de semaines, comme la date fatidique est fix&#xe9;e au 6 Avril, cela signifie que les choses s&#xe9;rieuses commenceront d&#xe9;but Janvier. Pour en comprendre plus, je passe en librairie et fait main basse sur les magazines de course &#xe0; pied qui &#xe9;videmment sont synchronis&#xe9;s avec l’&#xe9;v&#xe9;nement et proposent des num&#xe9;ros hors s&#xe9;rie marathon, le monde est bien fait. Les premi&#xe8;res lectures me passent un peu au dessus de la t&#xea;te, mais il y a grosso modo trois gros sujets &#xe0; aborder ; le mat&#xe9;riel, le programme d’entrainement et la physiologie et les rep&#xe8;res de &#xab; performances &#xbb;.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Commen&#xe7;ons par le mat&#xe9;riel, deux &#xe9;l&#xe9;ments cl&#xe9;, les chaussures et le cardio-fr&#xe9;quencem&#xe8;tre. Pour les chaussures, il faut mieux savoir si votre foul&#xe9;e se d&#xe9;roule vers l’int&#xe9;rieur (pronateur), dans l’axe (universel) ou vers l’ext&#xe9;rieur (supinateur). Comme j’ai de temps en temps des courbatures aux mollets, je d&#xe9;cide d’aller voir un podologue du sport pour s’assurer qu’il n’y a pas de probl&#xe8;me de posture &#xe0; corriger. Il essaye de me faire courir sur un tapis, pas &#xe9;vident pour un novice, franche partie de rigolade pour la &#xab; supportrice &#xbb;, il y renonce, du jamais vu dans ses annales. Heureusement que les vraies courses se font en milieu naturel et non en laboratoire. Mais il n’y a pas de doute, je suis supinateur. En surf je suis &#xab; goofy &#xbb;, c&apos;est-&#xe0;-dire dans la minorit&#xe9;, cela recommence, moins de 5% de supinateurs chez les pratiquants de course &#xe0; pied. Cons&#xe9;quence pratique, pas de march&#xe9; et plus vraiment de chaussures sp&#xe9;cifiques. La paire qui se rapproche le plus est la &#xab; nimbus &#xbb; de chez ASCIS, comme elle par ailleurs bien cot&#xe9; dans les divers comparatifs et qu’il y a 30% de remise sur la marque au magasin de sport de MK, le choix est vite fait. Les vielles chaussures vont &#xe0; la poubelle, le podologue me fait des semelles sur mesure pour ajuster le soutient et me voila donc avec 1000 kilom&#xe8;tres d’autonomie aux pieds, de quoi voir venir. Le gros et cher morceau est bien entendu le cardio-fr&#xe9;quencem&#xe8;tre. Mesure simple de la fr&#xe9;quence cardiaque ou mod&#xe8;le pouvant en plus mesurer la distance parcourue ? Je vais courir sur des parcours inconnus, il me faut donc, de pr&#xe9;f&#xe9;rence une mesure de la distance pour ne pas me perdre en conjectures et calculs approximatifs sur le volume de travail, les allures et l’&#xe9;volution des performances, bref ajouter doute et flou &#xe0; une entreprise d&#xe9;j&#xe0; compliqu&#xe9;e. Pour moi, pas de doute justement, si on commence &#xe0; ne pas mettre un maximum de rigueur dans l’approche, on accroit les chances d’aller au plantage et peut &#xea;tre en plus dans la douleur, c’est une approche de type &#xab; perdant-perdant &#xbb;. Ceci pos&#xe9;, encore deux options possibles, soit le syst&#xe8;me &#xab; Polar &#xbb; utilisant un acc&#xe9;l&#xe9;rom&#xe8;tre, soit un mod&#xe8;le bas&#xe9; sur un syst&#xe8;me GPS. Je passe en revue les informations disponibles sur internet, en magasin de sport, et en discute avec Jean-Christophe, le second frangin, celui qui fait plus r&#xe9;guli&#xe8;rement de la course &#xe0; pied, et qui a couru, &#xe0; ce jour le marathon le plus rapide de la famille (Barcelone 3h47’ ?). Compte tenu de cette expertise, nous l’appellerons, le &#xab; ma&#xee;tre &#xbb; dans la suite de ce r&#xe9;cit. Il n’a qu’un outil de base mais est en ce moment plut&#xf4;t orient&#xe9; vers l’activit&#xe9; trail et donc partisan du syst&#xe8;me GPS.&amp;nbsp; Cela est coh&#xe9;rent par rapport &#xe0; son besoin mais pour le mien, tourn&#xe9; uniquement vers la course &#xe0; pied en terrain plut&#xf4;t plat et en souhaitant une bonne fiabilit&#xe9; (pas de perte de signal en sous-bois ou autres configurations avec des obstacles), je me convaincs d’opter pour le &#xab; Polar RS 800 &#xbb;. Le top en termes de performance, programmation et analyse des s&#xe9;ances mais &#xe9;videmment aussi de prix. N&#xe9;anmoins, il ne faut pas l&#xe9;siner, d&#xe9;j&#xe0; que je n’y connais rien, suis isol&#xe9; &#xe0; l’&#xe9;tranger et sans entourage technique, autant me pas charger d’avantage la barque. La &#xab; supportrice &#xbb; a donc un cadeau tout trouv&#xe9; pour la double occasion anniversaire-No&#xeb;l. Pour le reste, elle m’avait d&#xe9;j&#xe0; offert pour ma f&#xea;te, quelle pr&#xe9;monition !, une sous-couche technique de randonn&#xe9;e &#xab; D&#xe9;cathlon &#xbb;, chaude mais drainant la sueur, cela sera tr&#xe8;s utile pour les soir&#xe9;es d’entrainement &#xe0; venir des mois de Janvier &#xe0; Avril. Je trouve en Angleterre un reportage publicitaire pour une gamme de juste-au-corps en textile technique de la marque &#xab; Bodyscience &#xbb; utilis&#xe9;e par des sportifs pros, en l’occurrence l’&#xe9;quipe de rugby d’Australie. Cette technologie est sens&#xe9;e limiter la fatigue musculaire et aider &#xe0; la r&#xe9;cup&#xe9;ration, cela ne peu pas faire de mal, je commande le collant sur internet. A son arriv&#xe9;e &#xe0; la maison, il fait sensation, la &#xab; supportrice &#xbb; et les filles le trouve vraiment tr&#xe8;s saillant. Je compl&#xe8;te l’ensemble par chaussettes, bonnet, gants et coupe vent technique en Angleterre. Des &#xe9;quipements &#xab; outdoor &#xbb; de la marque locale &#xab; Karrimor &#xbb;, au moins ils devraient &#xea;tre adapt&#xe9;s au climat britannique, &#xab; fit for purpose &#xbb; comme ils disent. Voil&#xe0; pour le mat&#xe9;riel, mine de rien, cela vaut mieux que l’ensemble vielles baskets, short de foot et autre K-Way &#xe9;touffoir, toujours la m&#xea;me ligne directrice, essayer de se mettre dans les meilleures conditions possibles.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;Parler le langage running&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Ensuite il faut faire le tri dans le jargon running pour vaguement suivre les conseils et s’orienter dans la jungle des programmes d’entrainement. Le bestiaire est vaste et il faut visiblement &#xea;tre un expert pour avoir les id&#xe9;es compl&#xe8;tement claires, FCM, FC repos, FC seuil, VO2max, VMA, endurance, r&#xe9;sistance douce, r&#xe9;sistance dure, indice d’endurance, fibres lentes, fibres rapides, notions de physiologie associ&#xe9;es, fili&#xe8;re a&#xe9;robie, fili&#xe8;re ana&#xe9;robie, fa&#xe7;on d’estimer ces param&#xe8;tres, articulations avec les programmes d’entrainement pour am&#xe9;liorer les uns ou les autres, le programme est copieux.&amp;nbsp; Il y a les points de vue de l’entraineur, du physiologiste, des approches scientifiques, des approches empiriques, des moyennes statistiques et bien s&#xfb;r des variations individuelles, chacun est unique ! Cela me rappelle les cours de th&#xe9;orie en plong&#xe9;e, sauf que je puise l’information au gr&#xe9; de coups de sonde sur internet et sans s&#xe9;ances explicatives d’un initiateur, mais comme il n’y a pas les m&#xea;mes implications de s&#xe9;curit&#xe9;, on risque simplement de faire n’importe quoi et donc de se fatiguer pour un faible b&#xe9;n&#xe9;fice. Bon, difficile de faire simple, surtout que je n’ai pas la moindre ann&#xe9;e de cours de m&#xe9;decine derri&#xe8;re moi contrairement au &#xab; coach &#xbb; qui doit en avoir fait au moins dix. Donc, pour r&#xe9;sumer, vu sous l’angle de l’ing&#xe9;nieur g&#xe9;nie chimique, cela donne &#xe0; peu pr&#xe8;s cela ;&amp;nbsp; l’effort physique de dur&#xe9;e relativement longue est une r&#xe9;action chimique de combustion r&#xe9;alis&#xe9;e au niveau du muscle, carburant + comburant =&amp;gt; &#xe9;nergie + produits de r&#xe9;action, pour les efforts explosifs de courte dur&#xe9;e d’autre voies sont mise en œuvre. Le comburant c’est bien entendu l’oxyg&#xe8;ne, il est apport&#xe9; par la respiration, les poumons sont l’&#xe9;changeur primaire o&#xf9; il passe dans le sang qui est le fluide vecteur qui va l’acheminer vers les muscles, cette circulation est&amp;nbsp; assur&#xe9;e par une pompe, le cœur. Le carburant, c’est soit du sucre, le glycog&#xe8;ne, stock&#xe9; en quantit&#xe9; limit&#xe9;e dans les muscles, soit des graisses, stock&#xe9;es en quantit&#xe9; importante dans les tissus adipeux. La r&#xe9;action va, via des enzymes, produire l’&#xe9;nergie qui permet d’avancer, de l’acide lactique et du CO2 qui va &#xea;tre v&#xe9;hicul&#xe9; en retour par le sang jusqu’aux poumons o&#xf9; il est &#xe9;vacu&#xe9; lors de l’expiration. Suivant l’intensit&#xe9; souhait&#xe9;e de l’effort, sa dur&#xe9;e et l’adaptation du corps du coureur, cela va demander des quantit&#xe9;s d’oxyg&#xe8;ne et de carburant plus ou moins importantes et produire des quantit&#xe9;s d’acide lactique qui pourront &#xea;tre recycl&#xe9;es par le m&#xe9;tabolisme ou au contraire s’accumuler dans l’organisme. Les muscles sont compos&#xe9;s de fibres &#xe0; contraction rapide, pr&#xe9;dominant pour les m&#xe9;canismes des efforts courts et explosifs et des fibres &#xe0; contraction lente, pr&#xe9;dominant pour les efforts de longue dur&#xe9;e. La proportion de chaque type de fibre dans l’organisme, d&#xe9;termin&#xe9;e en partie par la g&#xe9;n&#xe9;tique, va vous donner plut&#xf4;t des aptitudes pour le sprint ou pour les efforts d’endurance. Si tu as une faible proportion de fibres lentes, tu n’es pas aid&#xe9; pour atteindre un haut niveau au marathon. A faible intensit&#xe9;, le m&#xe9;tabolisme va consommer peu d’oxyg&#xe8;ne, br&#xfb;ler surtout les graisses et ne pas accumuler d’acide lactique, donc la respiration est facile et le rythme cardiaque lent puisque l’on consomme peu d’oxyg&#xe8;ne, on peut courir longtemps puisque l’on consomme plut&#xf4;t un carburant disponible en quantit&#xe9; importante et que l’on n’a pas mal aux jambes puisque les muscles ne se gorgent pas d’acide lactique. A l’inverse, &#xe0; forte intensit&#xe9;, le m&#xe9;tabolisme va consommer beaucoup d’oxyg&#xe8;ne, br&#xfb;ler surtout du glycog&#xe8;ne et accumuler de l’acide lactique, donc la respiration est plus forc&#xe9;e et le rythme cardiaque rapide puisque l’on a besoin de beaucoup d’oxyg&#xe8;ne, on ne peut pas courir aussi longtemps puisque l’on consomme plut&#xf4;t un carburant disponible en quantit&#xe9; limit&#xe9; et que l’on a plus vite mal aux jambes puisque les muscles vont se gorger d’acide lactique. Plus le m&#xe9;tabolisme est efficace, plus il pourra soutenir une vitesse &#xe9;lev&#xe9;e pour une intensit&#xe9; relativement raisonnable. Le volume maximal d’oxyg&#xe8;ne que l’athl&#xe8;te est capable de consommer se caract&#xe9;rise par la VO2 max. Elle peut &#xea;tre mesur&#xe9;e par des tests en laboratoire, et monter jusqu’&#xe0; 70 &#xe0; 90 ml/kg/mn pour les athl&#xe8;tes. Pour l’entraineur, cela se transpose en Vitesse Maximale A&#xe9;robie (VMA), c’est la vitesse de course qui correspond &#xe0; la consommation maximale d’oxyg&#xe8;ne, elle peut &#xea;tre d&#xe9;termin&#xe9;e par divers test de terrain et ne peut pas &#xea;tre soutenue plus de 5 &#xe0; 10 minutes. Le seuil d’&#xe9;quilibre ana&#xe9;robie correspond &#xe0; l’allure pour laquelle le coureur va &#xea;tre au point limite &#xe0; partir du quel son corps va accumuler fortement de l’acide lactique (teneur en lactate dans le sang de 4 moles/l) et avoir assez rapidement mal aux jambes de sorte que les contractions musculaires ne pourront plus se faire &#xe0; cette intensit&#xe9;, le coureur devra r&#xe9;duire sa vitesse. L’aptitude &#xe0; l’endurance se caract&#xe9;rise par la capacit&#xe9; de courir longtemps &#xe0; un pourcentage &#xe9;lev&#xe9; de sa VO2 max/VMA, par une adaptation du m&#xe9;tabolisme qui saura toujours, m&#xea;me &#xe0; cette vitesse, consommer une part significative de graisse et limiter au mieux celle du glycog&#xe8;ne. Et la fr&#xe9;quence cardiaque dans tout cela ? Elle est finalement la vitesse &#xe0; laquelle le moteur va devoir tourner pour arriver &#xe0; produire l’effort souhait&#xe9;. De plus, pratiquement, c’est le seul param&#xe8;tre physique que l’on peut mesurer en continu relativement facilement pendant l’effort, par l’interm&#xe9;diaire du cardio-fr&#xe9;quencem&#xe8;tre qui va de fait &#xea;tre le compte tour de votre moteur. Sa plage de variation s’&#xe9;tend entre la fr&#xe9;quence cardiaque au repos (FCrepos) et la fr&#xe9;quence cardiaque maximale (FCM). La premi&#xe8;re se mesure au r&#xe9;veil, disons en position assise. La seconde est la valeur maximale que l’on peut atteindre, elle peut se mesurer dans le sprint final d’une course, disons d’environ 1000 &#xe0; 1500 m&#xe8;tres, faite en acc&#xe9;l&#xe9;ration progressive. A d&#xe9;faut, il existe des corr&#xe9;lations statistique plus ou moins d&#xe9;taill&#xe9;es, la plus connue &#xe9;tant FCM=220-age, on peut essayer aussi 210-age/2 pour un sportif amateur moyen (ref 1). La fr&#xe9;quence cardiaque au seuil (FCseuil), c’est le seuil de transition entre un mode de fonctionnement&amp;nbsp; pr&#xe9;f&#xe9;rentiellement a&#xe9;robie et un mode pr&#xe9;f&#xe9;rentiellement ana&#xe9;robie, comme indiqu&#xe9; plus haut, c’est le point de teneur en lactates dans le sang de 4mmole/l. Au dessus de cette valeur, les processus physiologiques ne sont plus lin&#xe9;aires, il y d&#xe9;rive acc&#xe9;l&#xe9;r&#xe9;e, se trouver au dessus de fa&#xe7;on prolong&#xe9;, entraine mal aux jambes et impossibilit&#xe9; de maintenir le rythme plus d’une heure. Cette valeur peut se d&#xe9;terminer par test au laboratoire, sinon il faut empiriquement se fier &#xe0; l’exp&#xe9;rience et au ressenti d’entrainement. On peut aussi essayer la formule FCseuil=180-age/4 (ref. 1).&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Reste &#xe0; se fixer un programme d’entrainement et essayer de l’appliquer, voire en changer ou l’adapter si on n’y arrive pas. Entre internet et les magazines, il y a une bonne quantit&#xe9; de propositions. Les param&#xe8;tres sont l’objectif de temps, la dur&#xe9;e globale et le nombre de s&#xe9;ances par semaine. Bon, comme j’ai le temps, je me fixe une dur&#xe9;e de douze semaines, pour l’objectif, autant &#xea;tre fou et se fixer 4h, pour le nombre de s&#xe9;ances hebdomadaire, trois me semble d&#xe9;j&#xe0; pas mal pour qui n’a jamais couru plus d’une fois par semaine. Pour le d&#xe9;tail des s&#xe9;ances, c’est &#xe0; l’humeur du jour entre les plans des magazines &#xab; Jogging &#xbb; et &#xab; Running &#xbb;.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;L’&#xe9;tat des lieux&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;En fait, le 1er Janvier, je pars de z&#xe9;ro et sans la compr&#xe9;hension expos&#xe9;e ci-dessus qui arrivera peu &#xe0; peu. Premier objectif, prise en main et calibrage du cardio-fr&#xe9;quencem&#xe8;tre. Pour ce qui est de la prise main, la prise de la fr&#xe9;quence cardiaque au repos donne 56, le cardio int&#xe8;gre &#xe9;galement un test dit &#xab; fitness &#xbb;.&amp;nbsp; Ce&amp;nbsp; test donne une estimation de FCM et de la VO2max, il est effectu&#xe9; couch&#xe9; et corr&#xe9;l&#xe9; avec les donn&#xe9;es personnelles de l’individu (&#xe2;ge, poids, sexe), la fr&#xe9;quence cardiaque et la variation de la dur&#xe9;e entre deux battements de cœur successifs. Pour moi, le r&#xe9;sultat du test indique une FCM de 174 et une VO2max de 39. Un petit &#xe9;chauffement et un test en acc&#xe9;l&#xe9;ration progressive sur environ 1500 m&#xe8;tres pour d&#xe9;terminer ma FCM sur le terrain. R&#xe9;sultat, dans le sprint final je monte jusqu’&#xe0; 182 (la vitesse correspondante est de 4’13 min/km). Les formules statistiques de FCM cit&#xe9;es plus haut donnent quant &#xe0; elles, 220-47= 173 et 210-47/2=186, on voit bien l’int&#xe9;r&#xea;t de faire son propre test de terrain, et la circonspection que me je dois d’avoir vis-&#xe0;-vis des statistiques g&#xe9;n&#xe9;rales. Pour ce qui est de la VO2max, on est &#xe9;videment loin des valeurs des sportifs, le manuel &#xab; Polar &#xbb; donne &#xe9;galement une table d’appr&#xe9;ciation des valeurs obtenues en fonction de l’&#xe2;ge,&amp;nbsp; dans la tranche d’&#xe2;ge 47-49 ans, une VO2max de 35 &#xe0; 39 est qualifi&#xe9;e de moyenne, tout est dit. Passons au calibrage, la mesure de la distance et donc l’indication de l’allure instantan&#xe9;e est assur&#xe9;e par un acc&#xe9;l&#xe9;rom&#xe8;tre, petite cellule &#xe0; fixer sur sa chaussure, c’est assez similaire &#xe0; une puce de chronom&#xe9;trage. La mesure est assur&#xe9;e par une sorte de centrale inertielle de taille r&#xe9;duite, il convient de la calibrer en courant sur une distance connue et la comparant avec le r&#xe9;sultat affich&#xe9;, ce qui permet &#xe9;ventuellement de d&#xe9;terminer un coefficient d’ajustement s’il y a une petite diff&#xe9;rence. Je d&#xe9;cide de faire 25 tours du stade municipal pour couvrir une distance suffisante et en profiter pour me tester, afin d’avoir un premier enregistrement de course quantifi&#xe9;. Je fais ce test de calibrage &#xe0; un rythme tr&#xe8;s soutenu, je tire sur les jambes, je suis tr&#xe8;s concentr&#xe9; sur la respiration, en for&#xe7;ant bien l’expiration, je finis en pensant avoir un point de r&#xe9;f&#xe9;rence. Pour ce qui est du calibrage, apr&#xe8;s renseignements, le stade municipal fait 330 m&#xe8;tres, soit 8250 m&#xe8;tres pour 25 tours, le cardio indique 8,2 kms, bref pas besoin d’ajuster quoi que se soit, le r&#xe9;glage de base est tout bon. En refaisant plus tard d’autres tests, je constaterais qu’il indique 330 m&#xe8;tres &#xe0; chaque tour, une vraie pr&#xe9;cision d’horloge. Pour ce qui est globalement du premier enregistrement, 8,2 kms, 45’10’’, allure moyenne 5’30, FCmoyenne 175, FCmaxi 180 (voir courbe en annexe). Bref, en courant comme un &#xab; bourrin &#xbb;, j’ai r&#xe9;ussi &#xe0; courir &#xe0; l’allure de 5’30 mais au prix d’une fr&#xe9;quence moyenne &#xab; extravagante &#xbb; de 175 (96% de FCM), probablement au dessus de FCseuil, donc sur un rythme suicidaire pour une distance plus longue. Le cardio int&#xe8;gre &#xe9;galement une sorte de synth&#xe8;se de la course sous forme d’un indice de course &#xe0; pied, bas&#xe9;e sur l’int&#xe9;gration des allures de la course et des fr&#xe9;quences cardiaques correspondantes. Il ressort &#xe0; 38. La table d’appr&#xe9;ciation du manuel extrapole des temps pour des distances de r&#xe9;f&#xe9;rence (10 kilo, semi, marathon), l’indice de 38 est qualifi&#xe9; de faible, son extrapolation donne 5h20 au marathon. R&#xe9;sultat de la prise en main, je commence &#xe0; apprendre &#xe0; manipuler le cardio, mais son premier verdict est consternant. Certes, je peux courir relativement longtemps &#xe0; une fr&#xe9;quence cardiaque tr&#xe8;s &#xe9;lev&#xe9;e mais cela ne me permet m&#xea;me pas d’envisager de finir un marathon en moins de 5h, coup de bambou au moral. Il va falloir confronter cela aux conseils et programmes des magazines et naviguer &#xe0; vue en fonction de l’&#xe9;volution des r&#xe9;sultats. Au point de d&#xe9;part, j’ai une confirmation quantifi&#xe9;e, je suis un z&#xe9;ro en course &#xe0; pied et la route menant au 6 Avril devrait &#xea;tre tout sauf une promenade de sant&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/69/96/488886/28061775.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;360&quot; alt=&quot;Image1&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/69/96/488886/28061775_p.png&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;Se fixer un cap&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Dans la m&#xea;me semaine initiale, je fais deux autres sorties de test pour varier les points de rep&#xe8;res avant de lancer le compte &#xe0; rebours des douze semaines d’entrainement sp&#xe9;cifiques. Le parti pris est de courir dans des allures plus faibles car il semble, &#xe0; la lecture des conseils, que se soit la bonne m&#xe9;thode pour envisager une progression. La premi&#xe8;re, de 12 kms est&amp;nbsp; faite dans la fen&#xea;tre d’allure kilom&#xe9;trique de 7’&#xe0; 6’, la FC oscille entre 160 et 172, indice de course 37. La seconde, de 12.5 kms est&amp;nbsp; faite dans la fen&#xea;tre d’allure de 7’40 &#xe0; 6’40, la FC oscille entre 155 et 166, indice de course 37. En r&#xe9;sum&#xe9; cela veut dire des fr&#xe9;quences cardiaques bien trop &#xe9;lev&#xe9;es pour les allures de tortues consid&#xe9;r&#xe9;es. Les programmes de pr&#xe9;paration propos&#xe9;es fonctionnement avec des sorties de footing lents en endurance, des sorties de fractionn&#xe9; et des sorties incluant des portions plus ou moins longues aux allures seuil et marathon. Les points de rep&#xe8;re propos&#xe9; &#xe9;tant des pourcentages de la FCM. Pour moi, ces points de rep&#xe8;res sont 70%FCM=128, 75%FCM=137, 80%FCM=146, 85%FCM=155, 90%FCM=164. Je constate tout de suite que je ne suis pas du tout dans la pastille et que m&#xea;me aux allures faibles, je suis d&#xe9;j&#xe0; au dessus de 85%FCM, alors m&#xea;me qu’il est conseill&#xe9; de ne pas d&#xe9;passer durablement cette valeur et que le footing de base devrait plut&#xf4;t &#xea;tre dans la zone 70-75%. J’appelle le &#xab; coach &#xbb; pour savoir si m&#xe9;dicalement il est risqu&#xe9; de travailler &#xe0; des fr&#xe9;quences &#xe9;lev&#xe9;es. Il pense que non et que se doit &#xea;tre mon adaptation physiologique, qui faute de mieux se fait par augmentation du param&#xe8;tre fr&#xe9;quence cardiaque. Son conseil est, vu mon manque de foncier de base et mon &#xe2;ge, de ne pas essayer de s’acharner &#xe0; suivre un programme type qui seraient plut&#xf4;t fait pour des individus ayant d&#xe9;j&#xe0; une pratique r&#xe9;guli&#xe8;re, mais de faire un entrainement tout en endurance pour acqu&#xe9;rir du foncier, faire le plus de sorties possible par semaine et couvrir au minimum une distance de l’ordre d’un marathon par semaine. C’&#xe9;tait sa ligne de conduite avant son premier New York (4H4’) alors que le suivi strict d’un programme avec s&#xe9;ances de fractionn&#xe9; avant son second New York avait conduit &#xe0; une fin moins satisfaisante &#xe0; plus de 4h30’ avec des crampes. J’essaye donc de revoir l’ensemble de la pr&#xe9;paration dans cet esprit. Si possible cinq&amp;nbsp; s&#xe9;ances par semaine, en endurance modul&#xe9;e en fonction des r&#xe9;sultats et de la progression ou stagnation. Le volume hebdomadaire devant augmenter progressivement pendant trois semaines avant une premi&#xe8;re semaine d’assimilation, c’est donc parti pour la premi&#xe8;re vague.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;La mise &#xe0; l’eau&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Je d&#xe9;cide de suivre les conseils de base, repartir &#xe0; allure faible pour apprendre &#xe0; fonctionner dans des rythmes plus faibles et arriver &#xe0; automatiser l’ensemble des attitudes, oublier la respiration, m&#xe9;caniser la foul&#xe9;e. Les s&#xe9;ances de Janvier sont donc men&#xe9;es dans des allures moyennes de 8’40 &#xe0; 7’30, avec quelques pointes vers 6’, pour des fr&#xe9;quences allant de&amp;nbsp; 145 &#xe0; 170 bpm, avec des distances parcourues entre 6 et 13 kilom&#xe8;tres. Le volume hebdomadaire global grimpe de 40 &#xe0; 54 kilom&#xe8;tres. Globalement, lors de cette premi&#xe8;re p&#xe9;riode, j’apprends &#xe0; d&#xe9;couvrir des sensations diff&#xe9;rentes, courir plus lentement, le souci d’avoir &#xe0; se concentrer sur sa respiration commence &#xe0; s’estomper, au total la FCmoyenne d&#xe9;croit peu &#xe0; peu bien quelle reste &#xe0; des pourcentages &#xe9;lev&#xe9;s de la FCM ( 80 &#xe0; 93%), ce qui se mat&#xe9;rialise par un indice de course &#xe0; pied qui progresse l&#xe9;g&#xe8;rement pour arriver dans la zone 42/43 (extrapolation de 4h45’ au marathon) apr&#xe8;s avoir touch&#xe9; le fond &#xe0; 34 (extrapolation au-del&#xe0; de 5h45’ au marathon !). Le principal coup au moral, c’est qu’un objectif de 4h30’ semble rester, pour l’instant hors d’atteinte, je touche du doigt la v&#xe9;rit&#xe9; jusque l&#xe0; un peu virtuelle, finir le marathon est d&#xe9;j&#xe0; un objectif en lui-m&#xea;me. Le gros point positif est que j’ai pu enchainer un rythme de cinq s&#xe9;ances par semaine sans &#xea;tre cass&#xe9; au physique et au moral. Donc, je n’ai pas &#xe9;t&#xe9; rejet&#xe9; par le ressac, je me suis acclimat&#xe9; au rituel quotidien, hydratation, &#xe9;tirement, habillage, sortie de nuit par une temp&#xe9;rature frisquette en suivant les plages d’allures programm&#xe9;es (merci le Polar et sa programmation qui permet un suivi &#xe0; l’oreille avec les alarmes sonores, pratique de nuit), retour, hydratation, &#xe9;tirement, douche, repas, relaxation, bref j’automatise le comportement et commence &#xe0; relativiser les distances, une course de 10 kilom&#xe8;tres devient un horizon banal, et donc un non &#xe9;v&#xe8;nement, les fronti&#xe8;res mentales reculent progressivement. Reste &#xe0; &#xea;tre patient et accrocheur, poursuivre sur cette ligne en esp&#xe9;rant pouvoir continuer &#xe0; augmenter le volume et voir en parall&#xe8;le d&#xe9;coller un peu plus les indices de performance. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/39/32/488886/28061793.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;360&quot; alt=&quot;Image2&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/39/32/488886/28061793_p.png&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;Naviguer au large&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Apr&#xe8;s une semaine d’assimilation &#xe0; un volume de 39 kilom&#xe8;tres, un tout petit marathon, on aborde la seconde vague. Elle fait figure de grosse d&#xe9;ferlante par rapport &#xe0; la pr&#xe9;c&#xe9;dente qui &#xe9;tait le passage de z&#xe9;ro &#xe0; une pratique r&#xe9;guli&#xe8;re. Le volume hebdomadaire doit pouvoir culminer &#xe0; environ 80 kilom&#xe8;tres en fin de vague avec des sorties longues de plus de 20 kilom&#xe8;tres. Bref, on doit passer le rouleau de bord et aborder la haute mer. Autre point &#xe0; aborder, la fr&#xe9;quence de foul&#xe9;e, ma moyenne se situe plut&#xf4;t sous les 80 lors des sorties de la premi&#xe8;re vague. La litt&#xe9;rature sur le sujet semble pr&#xe9;coniser une fr&#xe9;quence plus &#xe9;lev&#xe9;e, l’allure &#xe9;conomique serait donc de &#xab; mouliner &#xbb; avec une chaussure restant au ras du sol, finalement un peu une allure du marcheur en acc&#xe9;l&#xe9;r&#xe9;, c’est vrai de c’est un peu le type de posture que l’on voit chez les coureurs de longues distances. Donc, il faut essayer d’ajuster la m&#xe9;canisation en cours et&amp;nbsp; viser une cadence sup&#xe9;rieure &#xe0; 80, id&#xe9;alement vers 85. Autre impr&#xe9;vu, le &#xab; ma&#xee;tre &#xbb; envoi un mail, le 10 F&#xe9;vrier est la date des foul&#xe9;es Charentonnaises, un 15 kilom&#xe8;tres qui peut s’inclure dans la pr&#xe9;paration. Je suis preneur, surtout pour avoir une premi&#xe8;re exp&#xe9;rience de la logistique qui entoure une course (retrait dossard, manipulation de la puce de chronom&#xe9;trage, d&#xe9;part, ravitaillement, ambiance…) et ne pas tout d&#xe9;couvrir &#xe0; l’occasion du marathon, pour lui l’objectif est faire mieux que l’ann&#xe9;e pr&#xe9;c&#xe9;dente, soit 1h07’.&lt;br /&gt;Pour la premi&#xe8;re semaine, j’insiste dans l’id&#xe9;e de faire de s&#xe9;ances en contr&#xf4;lant les allures pour essayer de descendre les fr&#xe9;quences cardiaques. Les allures moyennes sont maintenues au alentours de 6’30 / 6’40, la fr&#xe9;quence moyenne s’&#xe9;tablie &#xe0; 150 / 153. L’indice de course passe de 42 &#xe0; 45 au mieux. Il y a progression, l’acclimatation se poursuit, l’extrapolation va jusqu’&#xe0; 4h30’ au marathon, il y a de l’espoir. Pas de premi&#xe8;re sortie longue le dimanche suivant qui est occup&#xe9; par le rendez vous des foul&#xe9;es Charentonnaises. Je m’enqui&#xe8;re de la tactique de course aupr&#xe8;s du &#xab; ma&#xee;tre &#xbb;, pour lui c’est simple partir &#xe0; fond et finir &#xe0; fond, c&apos;est-&#xe0;-dire sur un rythme de 4’30 au kilo. Pour moi, cela n’a aucun sens. Donc je choisi de &#xab; simuler &#xbb; un peu se que j’imagine du dosage futur du marathon en essayant de ne pas trop en faire pour pouvoir continuer l’entra&#xee;nement la semaine suivante. Mon id&#xe9;e est de partir dans un rythme d’environ 6’ puis d’acc&#xe9;l&#xe9;rer progressivement et de faire la seconde moiti&#xe9; en dessous de 5’30 en essayant de surveiller la fr&#xe9;quence cardiaque. Le &#xab; ma&#xee;tre &#xbb;, qui habite en face du centre sportif qui abrite en autre la fosse de plong&#xe9;e ou j’ai pas pu faire de bulles cette ann&#xe9;e, a pu y r&#xe9;cup&#xe9;rer les dossards et les puces. On se pr&#xe9;pare tranquillement&amp;nbsp; chez lui, m&#xea;me &#xe9;quipement que pour les sorties d’entra&#xee;nement, le coupe vent en moins. Etirements, absorption de boisson glucos&#xe9;e et l’on peut se rendre au d&#xe9;part distant de 50 m&#xe8;tres. Temps id&#xe9;al, il ne fait pas trop froid alors que les ann&#xe9;es pr&#xe9;c&#xe9;dentes il y a d&#xe9;j&#xe0; eu de la neige. La &#xab; supportrice &#xbb; trouve que cela regorge de grenouilles, c&apos;est-&#xe0;-dire d’athl&#xe8;tes &#xe9;l&#xe9;gamment v&#xea;tus de collants de running. Le d&#xe9;part est donn&#xe9;, je suis tout de suite en queue de peloton alors que je suis d&#xe9;j&#xe0; sensiblement plus rapide que mon allure cible de 6’. Tant pis si m&#xea;me ceux qui semblent les plus &#xe2;g&#xe9;s et les moins sportifs sont devant, j’essaye de ne pas trop me faire aspirer et de rester dans un rythme de 5’40, d’autant que le parcours que je ne connais pas, me semble plut&#xf4;t vallonn&#xe9; et tournant, ce qui oblige &#xe0; des changements de rythme. C’est sympa d’&#xea;tre dans l’action m&#xea;me si l’assistance est tr&#xe8;s clairsem&#xe9;e sur le parcours, j’arrive dans le bois de Vincennes, on voit au loin le gros du peloton. Il y a un stand de ravitaillement, je le teste mais confirme qu’il faut mieux s’arr&#xea;ter pour boire correctement et que de l’eau servie dans des gobelets, ce n’est vraiment pas id&#xe9;al. On revient vers le point de d&#xe9;part, le parcours est constitu&#xe9; d’une boucle &#xe0; parcourir deux fois, je suis toujours relativement tranquille sous les 165 en FC, je peux commencer &#xe0; acc&#xe9;l&#xe9;rer un peu. Je d&#xe9;cide de faire la seconde boucle franchement sous les 5’30 et id&#xe9;alement vers les 5’ pour voir si cela peut se g&#xe9;rer ou si cela me fait exploser. Le peloton se fait plus clairsem&#xe9;, en fait pas mal de participants s’en tiennent a une boucle de 7.5 kilom&#xe8;tres, cela peut aussi expliquer que tout le monde part relativement vite. Dans la seconde boucle, je reconnais les passages et vois donc mieux ou je vais, j’arrive &#xe0; monter l’allure vers 5’ et un peu moins et commence &#xe0; d&#xe9;passer quelques participants &#xe0; la peine. Je reste concentr&#xe9; sur mon effort et maintiens l’allure m&#xea;me si cela tire un peu dans les jambes. J’acc&#xe9;l&#xe8;re encore pour finir les derniers kilom&#xe8;tres dans un rythme de 4’40, j’ai l’impression de voler et fait un dernier sprint &#xe0; l’arriv&#xe9;e. La fr&#xe9;quence cardiaque s’est envol&#xe9;e pour finir &#xe0; 181, bref, je me suis laiss&#xe9; prendre au jeu. Au final l’enregistrement Polar donne 15.8 kilom&#xe8;tres, 1h23’35’’, une allure moyenne de 5’18 au kilom&#xe8;tre, une FC moyenne de 165 bpm (90.7% de la FCM), avec une FCmaxi de 181 bpm &#xe0; la fin de course, soit quasiment &#xe0; la FCM, une cadence de 80, l’indice de course ressort &#xe0; 46 soit une extrapolation de 4h20’ au marathon. Etirements, hydratation, quartiers d’orange pour commencer la phase de r&#xe9;cup&#xe9;ration, et tout le monde se retrouve chez le &#xab; maitre &#xbb;. Pour lui, tout va bien, il fini en plein dans la pastille en 1h07’, une autre plan&#xe8;te. Une douche bien chaude, et un bon repas convivial avec l’ensemble des familles et cela fait une bonne journ&#xe9;e. Au bilan, j’ai accumul&#xe9; un peu d’exp&#xe9;rience en testant en vrai grandeur une course et j’ai un temps de r&#xe9;f&#xe9;rence. En fait, m&#xea;me en allant beaucoup plus vite que je ne l’avait pr&#xe9;vu, j’ai fait un peu la voiture balai, c&apos;est-&#xe0;-dire que j’ai d&#xe9;pass&#xe9; les tr&#xe8;s attard&#xe9;s mais que je suis arriv&#xe9; dans les derniers. De fait m&#xea;me &#xe0; ce niveau, l’ensemble des coureurs va plut&#xf4;t vite. Le positif, c’est que j’ai tenu la distance en pouvant finir vite, c&apos;est-&#xe0;-dire en tapant dans la b&#xea;te et en arrivant &#xe0; monter la fr&#xe9;quence cardiaque au maxi. Le revers de la m&#xe9;daille, c’est bien &#xe9;videment que pour aller un tant soit peu vite, il faut que je fasse monter la fr&#xe9;quence cardiaque dans des zones &#xe9;lev&#xe9;es. Mais que je peux soutenir ce rythme relativement longtemps, toujours le m&#xea;me syndrome d’adaptation cardiaque &#xe0; l’effort en dehors de la norme usuelle, est-ce g&#xe9;rable sur un marathon ? L’ensemble est donc plut&#xf4;t positif et permet de me rassurer et d’&#xe9;clairer un peu ma lanterne pour la suite des &#xe9;v&#xe9;nements. A noter que la distance totale d&#xe9;termin&#xe9;e par Polar est de 15.8 kilom&#xe8;tres pour une distance officielle de 15 kilom&#xe8;tres soit environ 5% de plus. Soit il y a une incertitude de calibrage ou de mesure, soit en fait dans la course on fait naturellement une distance notablement sup&#xe9;rieure &#xe0; la th&#xe9;orique, on n’est pas sur tapis ! La semaine s’ach&#xe8;ve sur un total kilom&#xe9;trique de 60.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/25/63/488886/28061820.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;360&quot; alt=&quot;Image3&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/25/63/488886/28061820_p.png&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prochaine &#xe9;tape, prochaine d&#xe9;couverte, faire de vraies sorties longues, faire donc &#xe0; l’entra&#xee;nement mon premier semi. Les deux semaines suivantes de la vague sont donc claqu&#xe9;es dans la continuit&#xe9; de celle –ci avec une augmentation progressive du kilom&#xe9;trage. Il va passer &#xe0; 70 puis 80 kilom&#xe8;tres hebdomadaire. L’allure est maintenue entre 6’ et 7’, pour une FC qui oscille entre 147 et 157 bpm soit en dessous de 85% de la FCM, l’indice de course progresse tranquillement pour se maintenir entre 46 et 48, de fa&#xe7;on consistante dans la derni&#xe8;re semaine. C’est une bonne satisfaction, il y a progression et l’indice semble d&#xe9;coller pour se stabiliser dans une zone qui s’extrapole entre 4h10’ et 4‘h20’ au marathon, enfin j’ai l’espoir de pouvoir viser un temps en dessous de 4h30’, bref de faire un tout petit peu mieux que simplement finir. Mais pour l’instant, finir reste en fait toujours une notion relativement th&#xe9;orique. L’&#xe9;tape indispensable est la sortie longue pour d&#xe9;couvrir un espace nouveau, explorer mon comportement au-del&#xe0; de 20 kilom&#xe8;tres et 2h – 2h15’ de course, c’est&amp;nbsp; donc l’objectif des week-ends. Pour cette premi&#xe8;re exp&#xe9;rience, je vise de partir lentement dans une allure de l’ordre de 7’ pendant les 5 premiers kilom&#xe8;tres, puis d’acc&#xe9;l&#xe9;rer progressivement &#xe0; une allure entre 5’30 et 6’ &#xe0; maintenir de fa&#xe7;on stable si possible jusqu’&#xe0; 2 heures de course en veillant &#xe0; ralentir si la FC d&#xe9;rive au-del&#xe0; de 165 bpm. C’est aussi l’occasion de tester une hydratation r&#xe9;guli&#xe8;re tout les 5 kilom&#xe8;tres. Au final,&amp;nbsp; cela se d&#xe9;roule dans l’&#xe9;pure pr&#xe9;vue, le 20&#xe8;me kilom&#xe8;tre est atteint au alentour de 2h et je d&#xe9;cide donc de pousser jusqu’&#xe0; 21.1 kilom&#xe8;tres, autant en profiter pour atteindre le seuil symbolique du semi. C’est fait, et un semi dans la poche, c’est un mur psychologique de franchi, en 2h07’, soit une allure moyenne de 6’ au kilo, pour un FC moyenne de 157 bpm sans aller au-del&#xe0; de 170 bpm et une cadence moyenne de 83. Les jambes sont un peu lourdes mais pas de sentiment d’&#xea;tre &#xe0; la limite des crampes ni d’&#xea;tre compl&#xe8;tement cram&#xe9;, bref&amp;nbsp; jusque l&#xe0; cela ne semble pas coincer, j’en ressors confiant pour renouveler et intensifier l’exp&#xe9;rience le week-end suivant. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/56/12/488886/28061876.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;360&quot; alt=&quot;Image4&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/56/12/488886/28061876_p.png&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la seconde exp&#xe9;rience, je n’innove pas, mais d&#xe9;cide de r&#xe9;p&#xe9;ter le m&#xea;me sch&#xe9;ma que le pr&#xe9;c&#xe9;dent tout en essayant de pousser l’exp&#xe9;rience jusqu’&#xe0; 2h30’ de course. R&#xe9;sultat des courses, 2h30’ pour 25,9 kilom&#xe8;tres, une allure moyenne de 5’46, une FC moyenne de 157 bpm sans aller au-del&#xe0; de 165 bpm. L’allure moyenne de d&#xe9;part &#xe9;tait d’environ 6’30, puis acc&#xe9;l&#xe9;ration progressive jusqu’&#xe0; laisser naturellement, &#xe0; la sensation, le corps atteindre son &#xe9;quilibre. Cela tombe sur une allure d’environ 5’30 pour une FC dans la fourchette de 160-164 bpm, c’est donc mon premier rep&#xe8;re de vitesse de croisi&#xe8;re. La semaine suivante, qui vient boucler la seconde vague, est la seconde &#xe9;tape d’assimilation, soit une r&#xe9;duction de la distance hebdomadaire &#xe0; 50 kilom&#xe8;tres. Je laisse les s&#xe9;ances se faire aux sensations, les indices de course restent consistants dans la zone de 46-47. Je profite de cette semaine plus libre pour faire un petit test sur 10 kilom&#xe8;tres afin avoir un temps de r&#xe9;f&#xe9;rence. Apr&#xe8;s un &#xe9;chauffement initial, j’essaye de faire la distance dans un rythme d’environ 5’ au kilo. R&#xe9;sultat, un 10 kilom&#xe8;tres en 49’30’’, avec une FC moyenne de 174 bpm et la sensation d’avoir vraiment tir&#xe9; sur la m&#xe9;canique, bref de ne pas &#xea;tre dans le confort, d’&#xea;tre dans un rythme plut&#xf4;t suicidaire &#xe0; mon niveau. Mais cela me fait une seconde r&#xe9;f&#xe9;rence apr&#xe8;s Charenton pour extrapoler des indices d’endurance. Pendant que j’y suis, j’envisage de me faire une id&#xe9;e de ma VMA. La revue de la litt&#xe9;rature sur le sujet me laisse perplexe devant la complexit&#xe9; logistique des proc&#xe9;dures de test propos&#xe9;es. Donc, pour un individu seul, livr&#xe9; &#xe0; lui-m&#xea;me sur un parcours naturel et de nuit, il me semble que la seule possibilit&#xe9;, c’est d’inclure dans une sortie une s&#xe9;quence, id&#xe9;alement de 6 &#xe0; 7 minutes, dans l’allure stable la plus rapide possible. R&#xe9;sultat, environ 1.1 kilom&#xe8;tre en 4’50’’ que je compare aux s&#xe9;quences les plus rapides de la course de Charenton et j’en conclu que cela devrait donner environ 1,58 kilom&#xe8;tre pour 7’ de course, soit une VMA estim&#xe9;e de 13.55 km/h. Evidement, c’est probablement tr&#xe8;s approximatif, peut &#xea;tre tr&#xe8;s relatif et certainement faiblard par rapport &#xe0; toutes les valeurs que l’on peut voir dans articles et autres blogs, mais cela est aussi un reflet de mon grand &#xe2;ge et de mon statut de d&#xe9;butant dans le domaine. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/83/39/488886/28061906.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;360&quot; alt=&quot;Image6&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/83/39/488886/28061906_p.png&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour au port&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A suivre, une semaine de ski, un stage en altitude ne peut pas faire de mal avant d’aborder la derni&#xe8;re vague qui doit me d&#xe9;poser sur le sable des Champs Elys&#xe9;es. J’en profite pour faire une premi&#xe8;re synth&#xe8;se. Jusque l&#xe0;, il me semble qu’il y a assimilation du travail intensif et r&#xe9;p&#xe9;titif de l’entra&#xee;nement que je me programme et que cela conduit &#xe0; une progression, que j’ai pu courir 2h30’ sans coup de fatigue et que j’ai r&#xe9;ussi &#xe0; &#xe9;tablir une vitesse croisi&#xe8;re dans les environs de 5’30 sans que cela fasse d&#xe9;river la FC dans la zone rouge, c&apos;est-&#xe0;-dire au-del&#xe0; de 170 bpm. C’est d&#xe9;j&#xe0; beaucoup, il me semble la voie emprunt&#xe9;e, m&#xea;me si elle n’est pas un long fleuve tranquille, ne conduit pas &#xe0; une impasse. Donc la suite est simple, continuer, pers&#xe9;v&#xe9;rer,&amp;nbsp; s’accrocher, r&#xe9;p&#xe9;ter et r&#xe9;p&#xe9;ter encore les s&#xe9;quences pour confirmer les r&#xe9;sultats d&#xe9;j&#xe0; obtenus, se b&#xe2;tir des certitudes et pour se forger des jambes et un moral d’acier avant d’aborder l’&#xe9;preuve finale afin quelle ne soit pas fatale. De toute fa&#xe7;on, il n’est pas question de tester &#xe0; l’entra&#xee;nement un kilom&#xe9;trage plus important, un horizon plus lointain, sous peine de risquer&amp;nbsp; la surdose, la fatigue excessive, voire le p&#xe9;pin physique, donc il restera toujours une bonne dose d’inconnu. La semaine de ski &#xe0; l’Alpe d’Huez se passe sans probl&#xe8;me, en famille, avec celle du &#xab; maitre &#xbb;, ambiance sympathique, soleil et un petit tourbillon perp&#xe9;tuel d’enfants virevoltants. Cot&#xe9;&amp;nbsp; sport, j’en reste au ski tranquille et compte tenu de la duret&#xe9; de la neige, je pr&#xe9;f&#xe8;re prudemment laisser le surf bien au chaud dans sa housse, ce n’est le moment de prendre le moindre risque. Le forfait de&amp;nbsp; la station donne acc&#xe8;s au complexe sportif, j’en profite pour programmer trois petites s&#xe9;ances de course sur tapis pour faire un peu tourner les jambes et quelques longueurs de piscine pour relaxer les muscles. Cette nouvelle exp&#xe9;rience, le tapis roulant, pas la piscine, me permet d’arriver &#xe0; peu pr&#xe8;s &#xe0; maitriser l’engin. Mais, pour moi, une heure &#xe0; 6’ au kilo dans une salle chauff&#xe9;e est un exercice peu productif. Les mouvements sont peu naturels, la fr&#xe9;quence cardiaque monte trop vite, la d&#xe9;shydratation est trop rapide, la monotonie est importante, l’&#xe9;vasion mentale difficile. Bref ce n’est pas mon truc, &#xe0; oublier, vivement le retour &#xe0; un univers naturel, avec la confirmation que je ne suis pas adapt&#xe9; &#xe0; la chaleur. Retour &#xe0; l’environnement connu pour la derni&#xe8;re partie de la pr&#xe9;paration. Le sch&#xe9;ma est simple, deux premi&#xe8;res semaines charg&#xe9;es, des r&#xe9;p&#xe9;titions des deux semaines de fort kilom&#xe9;trage incluant des sorties longues de la vague pr&#xe9;c&#xe9;dente, puis un atterrissage en douceur de deux semaines pour atteindre le dimanche 6 Avril. Les sorties en semaine sont faites toute &#xe0; la sensation, d&#xe9;part pas trop rapide puis acc&#xe9;l&#xe9;ration progressive&amp;nbsp; jusqu’&#xe0; la vitesse de croisi&#xe8;re, pour en fait m&#xe9;caniser et m&#xe9;moriser une allure proche de celle &#xe0; rechercher lors du marathon. L’allure moyenne tout compris va tourner autour de 5’30 – 5’40, c&apos;est-&#xe0;-dire une allure de croisi&#xe8;re dans les 5’15 – 5’30, la FC moyenne va osciller entre 155 et 162 suivant la forme du jour, et l’indice de course varier dans la plage 47 – 51. La seconde semaine &#xe9;tant particuli&#xe8;rement consistante avec des sorties &#xe0; 49, 50 et m&#xea;me 51, ce qui indique le maximum de performance. C’est bon pour le moral de voir la progression culminer dans la derni&#xe8;re phase de la pr&#xe9;paration active, avec une extrapolation au marathon qui enfin culmine vers les 4h, sans garantie bien s&#xfb;r mais tout cela est de m&#xea;me de bonne augure. La sortie longue de la premi&#xe8;re semaine est une r&#xe9;p&#xe9;tition de la pr&#xe9;c&#xe9;dente, elle donne 2h27’ pour 26,3 kilom&#xe8;tres, une allure moyenne de 5’36, une FC moyenne de 162 bpm sans aller au-del&#xe0; de 168 bpm, des bonnes sensations, un bon test des gels au ravitaillement, bref les voyants sont au vert. La derni&#xe8;re sortie longue part sur la m&#xea;me base, mais vers le 20&#xe8;me kilom&#xe8;tre les sensations disparaissent et la fatigue me tombe dessus, je me force pour atteindre le 23&#xe8;me kilom&#xe8;tre en 2h10’ mais je suis &#xe0; l’agonie, sensation d’essoufflement, de rythme cardiaque intense alors que la FC reste bloqu&#xe9;e &#xe0; 160 bpm, pas moyen d’acc&#xe9;l&#xe9;rer. Je fais un ravitaillement un peu prolong&#xe9; et rentre au port &#xe0; allure r&#xe9;duite, les 3 derniers kilom&#xe8;tres concern&#xe9;s &#xe9;tant boucl&#xe9;s p&#xe9;niblement en une bonne vingtaine de minutes. Cela ressemble au syndrome de la panne de glycog&#xe8;ne, du fameux mur des 30 kilom&#xe8;tres mais bien t&#xf4;t dans le temps. Est-ce du &#xe0; un manque de ressource, &#xe0; une fatigue passag&#xe8;re (clin d’œil &#xe0; la &#xab; supportrice &#xbb;), &#xe0; une course effectu&#xe9;e trop t&#xf4;t apr&#xe8;s le repas ? En tout cas, un rappel &#xe0; l’ordre, rien n’est acquis, beaucoup reste potentiellement &#xe0; d&#xe9;couvrir, et il faut soigner tout les d&#xe9;tails de la pr&#xe9;paration finale pour &#xea;tre dans les conditions de forme optimales. C’en est fini de la phase d’entrainement proprement dite, la semaine suivante est une phase d’atterrissage en douceur, une distance hebdomadaire r&#xe9;duite de moiti&#xe9; &#xe0; 40 kilom&#xe8;tres, effectu&#xe9;e dans des allures marathon.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/63/69/488886/28062000.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;360&quot; alt=&quot;Image23&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/63/69/488886/28062000_p.png&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;La derni&#xe8;re semaine&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;J-7, c’est la derni&#xe8;re semaine. Pas besoin de se faire d’illusion, on oublie l’entrainement pour booster la performance, tout est d&#xe9;j&#xe0;&amp;nbsp; jou&#xe9;, le travail non effectu&#xe9; ne se rattrape plus, le train est parti, si tu es dans le mauvais wagon tant pis pour toi pauvre runner impr&#xe9;voyant. Reste &#xe0; tout faire pour arriver au mieux le jour J, bref, pour ne pas galvauder b&#xea;tement tout les efforts pr&#xe9;c&#xe9;demment consentis. Ici, on entre dans la s&#xe9;quence &#xab; nutrition &#xbb;, il faut charger la b&#xea;te en glycog&#xe8;ne, remplir &#xe0; ras bord le r&#xe9;servoir de bon carburant. Un des risque majeur de la course de longue dur&#xe9;e est de tomber en panne de super et de devoir finir avec &#xe0; l’ordinaire, c’est plus douloureux et bien moins efficace, on est dans une perspective &#xab; perdant-perdant &#xbb;. Au marathon, le syndrome s’appelle commun&#xe9;ment &#xab; le mur des 30 kilom&#xe8;tres &#xbb;. Seuil fatidique ou le coureur au r&#xe9;servoir de glycog&#xe8;ne trop peu rempli ou l’ayant trop vite consomm&#xe9; va devoir se contenter de fonctionner en brulant ces graisses, peu &#xea;tre plus efficace pour d&#xe9;gonfler un peu une bou&#xe9;e trop marqu&#xe9;e mais un mode de fonctionnement physiologique qui ne permet pas de maintenir une vitesse importante. Il faut alors rallier le port &#xe0; plus petite allure, rien &#xe0; faire le corps entier ne suit plus, le rythme cardiaque refuse d’augmenter, on est &#xab; scotch&#xe9; &#xbb; sur place, au pire on est oblig&#xe9; de descendre de voiture et de finir &#xe0; pied. La fin du voyage peut &#xea;tre longuette pour un r&#xe9;sultat final frustrant. Ici, j’opte donc pour le r&#xe9;gime dissoci&#xe9; &#xab; finlandais &#xbb;. Le principe est une premi&#xe8;re s&#xe9;quence de trois jours (lundi, mardi, mercredi) d’&#xe9;puisement et de privation du corps en glycog&#xe8;ne suivi d’une seconde s&#xe9;quence de trois jours (jeudi, vendredi, samedi) de r&#xe9;gime tout glycog&#xe8;ne ou par r&#xe9;action le corps va surcompenser (le gourment) et stocker en masse le pr&#xe9;cieux carburent. Tout ceci fleur bon la pratique empirique, est bien s&#xfb;r discut&#xe9; &#xe0; loisir, peu ne pas s’adapter &#xe0; tous les individus. Je me lance et commence l’&#xe9;puisement par une derni&#xe8;re sortie de 1h20 le lundi soir (certain pr&#xe9;conisent jusqu’&#xe0; 2h), il ne faut peut &#xea;tre pas exag&#xe9;rer, restons raisonnable. Le &#xab; coach &#xbb; recommande par ailleurs de manger peu cette derni&#xe8;re semaine pour &#xe9;viter d’&#xe9;ventuel probl&#xe8;mes gastrique durant l’effort (en clair d’avoir la courante, ce qui risque &#xe9;videment d’&#xea;tre plut&#xf4;t handicapant). Donc, on attaque par une alimentation sans pain, sucre, fruit, f&#xe9;culent, graisse bref poisson, viande, l&#xe9;gume, fromage (la &#xab; supportrice &#xbb; connait, c’est le versant sans sucre du r&#xe9;gime Montignac). Le mercredi soir, il pleut des cordes et la &#xab; supportrice &#xbb; &#xe0; sa premi&#xe8;re soir&#xe9;e de rel&#xe2;che depuis 10 mois (elle peut aller &#xe0; l’entrainement de tennis).&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Jeudi matin, j’ouvre un œil &#xe0; 5 heures du &#xab; mat &#xbb;, je prends mon courage &#xe0; deux mains et sort faire un dernier footing de 45 minutes, on aspire les derni&#xe8;res gouttes de glycog&#xe8;ne avant de repasser &#xe0; la pompe,&amp;nbsp; c’est parait-il le &#xab; timing &#xbb; id&#xe9;al pour activer le processus de surcompensation (la glycog&#xe9;nog&#xe9;n&#xe8;se pour le sp&#xe9;cialistes). Ensuite alimentation tout en sucres lents, de pr&#xe9;f&#xe9;rence avec aliments complets (indice glyc&#xe9;mique plus bas), pain, pates, riz, semoule, riz au lait, miel, pain d’&#xe9;pice (la &#xab; supportrice &#xbb; connait, c’est le versant sucre du r&#xe9;gime Montignac). En fait, pour manger peu en quantit&#xe9;, j’ai recours &#xe0; la &#xab; pharmacie &#xbb; du pack marathon et m’envoi mes 5 litres de Malto en 3 jours (boisson sp&#xe9;cialement dos&#xe9;e correspondant &#xe0; 650 grammes &#xe9;quivalent de pates pour 1,5 litre). C’est buvable, juste un go&#xfb;t citron un peu trop acidul&#xe9;. On croit &#xe0; la science, donc que le r&#xe9;servoir est rempli au maximum sans que le syst&#xe8;me digestif fasse des siennes, la pr&#xe9;paration physique est termin&#xe9;e, les d&#xe9;s sont en quelque sorte d&#xe9;j&#xe0; jet&#xe9;s et commencent &#xe0; rouler.&amp;nbsp; Sur le front de la logistique, le &#xab; coach &#xbb; a confirm&#xe9; son arriv&#xe9; avec ses supporters pour le vendredi en fin de journ&#xe9;e, je d&#xe9;cide donc d’aller retirer son package &#xe0; &#xab; marathon expo &#xbb; d&#xe8;s le jeudi soir pour &#xe9;viter la foule et d’&#xe9;ventuelles p&#xe9;rip&#xe9;ties de derni&#xe8;re minute le samedi ou l’on vise en principe calme et d&#xe9;tente. Je suis maintenant en possession du dossard 40417 et de la puce associ&#xe9;e pour permettre le flicage de l’individu en cavale dans la capitale. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Vendredi soir 20 heures, arriv&#xe9;e du &#xab; coach &#xbb; et de ses supporters, l’ambiance monte d’un coup sous l’impulsion des &#xab; couses &#xbb; qui jouent en galopant dans toute la maison. On revoit le parcours, on passe &#xe0; la loupe les points critiques, chacun revoit mentalement sa tactique, bref on s’occupe l’esprit en tirant des plans sur la com&#xe8;te, d’aucun dirons que cela fait partie de la pr&#xe9;paration mentale. Il faut tout de m&#xea;me mieux avoir vaguement en t&#xea;te le parcours et les mont&#xe9;es pr&#xe9;vues, des fois que la lucidit&#xe9; manquerait pour s’en rendre compte quand elles se pr&#xe9;senteront sous nos semelles. Quant &#xe0; moi, ma tactique est dict&#xe9;e par les divers conseils et r&#xe9;cits glan&#xe9;s de ci de l&#xe0;, lus et relus pour se forger une conviction en regard des sensations d’entrainement aux diverses allures de course. En clair, et faute de r&#xe9;elle exp&#xe9;rience sur cette longueur (le saut dans l’inconnue au-del&#xe0; de 2h30 / 26 kms, longueur maxi des sorties longues), prendre un d&#xe9;part prudent pour &#xe9;conomiser ces pr&#xe9;cieuses forces et &#xe9;viter de faire monter la fr&#xe9;quence cardiaque en se faisant aspirer par un flot trop rapide (les premiers kms en 5’45 / 6’) ; essayer de poursuivre dans un rythme de croisi&#xe8;re en 5’20 / 5’30 aussi loin que possible (id&#xe9;alement jusqu’au 30 kilo), &#xe9;viter de d&#xe9;passer durablement 165 bpm , faire le point au 20, 25, 30 kilo sur les sensations en regard des informations du cardio sur l’allure et la fr&#xe9;quence cardiaque ; si tout va bien au 30 kilo, on peut se l&#xe2;cher, acc&#xe9;l&#xe9;rer progressivement sans se mettre &#xe0; l’agonie.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/10/65/488886/28062016.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;Image7&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/10/65/488886/28062016_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Samedi, J-1, le &#xab; coach &#xbb; part finalement chercher son dossard avec son &#xe9;pouse vers 11h, la &#xab; supportrice &#xbb; emm&#xe8;ne les &#xab; couses &#xbb; au poney et a ensuite quartier libre pour aller rep&#xe9;rer la zone d’arriv&#xe9;e afin finaliser au mieux la logistique du lendemain et faire du l&#xe8;che vitrine dans le quartier Victor Hugo tout proche. Je reste au calme l’apr&#xe8;s midi, et en profite pour pr&#xe9;parer mon mat&#xe9;riel, le saillant collant &#xab; Bodyscience &#xbb;, le haut sous-couche de randonn&#xe9;e &#xab; D&#xe9;cathlon &#xbb; manches longues, je prends en fait celui de taille M de la &#xab; supportrice &#xbb; qui me colle mieux au corps (je lui empreinte un peu de sa force), la ceinture avec tous les gels rang&#xe9;s dans l’ordre des ravitaillements, la cr&#xe8;me anti-frottement NOK Akil&#xe9;ine, le cardio, la puce, la casquette Paris 2012, les nimbus ASCIS, les couches d’attente (veste de chirurgien apport&#xe9;e par le &#xab; coach &#xbb; et sac poubelle fourni par l’organisation), bracelet &#xe9;ponge et celui indiquant les temps de passage th&#xe9;orique pour viser 4h. Retour du &#xab; coach &#xbb;, de son &#xe9;pouse et de la &#xab; supportrice &#xbb; avec quelques effets de mode, irr&#xe9;sistible le shopping &#xe0; Paris. Est-ce bien raisonnable de passer une apr&#xe8;s midi &#xe0; pi&#xe9;tiner &#xe0; Paris avant l’&#xe9;preuve ? Le &#xab; coach &#xbb; &#xe0; rapport&#xe9; un nouveau haut manches longues en pr&#xe9;vision d’une temp&#xe9;rature fraiche (une configuration inhabituelle aussi bien pour les ni&#xe7;ois que pour les kenyans) et a pris les bracelets avec les temps de passage de 4h et 3h45. Il faut mettre en place la logistique du lendemain, apr&#xe8;s un intense travail de groupe, on y est ; la &#xab; supportrice &#xbb; et Jean-Claude que l’on appellera ici&amp;nbsp; le &#xab; parrain &#xbb; v&#xe9;hiculerons les coureurs place Victor Hugo, y laisserons une voiture pour l’op&#xe9;ration rescue/rapatriement des survivants et retournerons chercher le reste des supporters. Pour eux, direction Charenton le pont, kilom&#xe8;tre 20, pour y retrouver la famille du &#xab; maitre &#xbb; et y voir le passage des coureurs. Objectif, &#xea;tre sur place vers 10h pour ne pas rater les coureurs qui pourraient s’y pointer dans la fourchette 10h45 &#xe0; 11h15. Ensuite, libre choix pour les supporters de jongler au mieux avec l’humeur du jour, le plan du parcours, les horaires estim&#xe9;s de passage et les transports &#xe0; disposition. Cet aspect n’est plus de la comp&#xe9;tence limit&#xe9;e de l’humble coureur qui ne peut qu’y introduire une certaine confusion fortuite en&amp;nbsp; explosant son allure pr&#xe9;visionnelle dans un sens ou dans un autre. Tout est donc presque cal&#xe9;. Un dernier surf sur le net pour confirmer les pr&#xe9;visions m&#xe9;t&#xe9;o du jour J ; temp&#xe9;rature fraiche (5 &#xe0; 9&#xb0;C), ciel nuageux et risques d’averses plut&#xf4;t dans l’apr&#xe8;s midi. C’est parfais pour moi, je croise les doigts pour que les dieux du d&#xe9;butant retardent effectivement les ond&#xe9;s au-del&#xe0; de 14h, sinon on risque une gal&#xe8;re ou une pneumonie suivant la temp&#xe9;rature de l’eau, l’intensit&#xe9; et la dur&#xe9;e de la douche et le kilom&#xe9;trage restant.&amp;nbsp; On fait cuire le &#xab; Gatosport &#xbb; pour le petit d&#xe9;jeun&#xe9; du lendemain, on continue de miser sur les substituts sp&#xe9;cialis&#xe9;s plut&#xf4;t que de s’ingurgiter une salade de pates, des rations de riz au lait et autres fantaisies du m&#xea;me gout. On devrait &#xe9;conomiser ainsi efforts de digestion et lourdeur d’estomac. Un dernier repas de spaghettis, plus par tradition (la &#xab; pasta-party &#xbb;) que par r&#xe9;elle conviction et puis au lit. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;Une pause pour faire un dernier point&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Dernier examen de conscience. 16 D&#xe9;cembre 2007, tu f&#xea;te des 47 ans. Tu n’es donc plus trop jeune, mais pas encore hors d’&#xe2;ge au point de ne pas pouvoir tenter de nouvelles exp&#xe9;riences. Tu t’es lanc&#xe9;, sur un coup de t&#xea;te,&amp;nbsp; &#xe0; l’occasion de l’apparition d’une fen&#xea;tre de tir opportune bien que totalement impr&#xe9;visible 6 mois plus t&#xf4;t, dans le d&#xe9;fi de gravir une sorte d’Everest au regard de ton v&#xe9;cu. En effet, &#xe0; ce point de d&#xe9;part, tu n’es au mieux qu’un aimable joggeur du dimanche pouvant courir 1h30 &#xe0; 1h50 en &#xe9;tant totalement concentr&#xe9; sur sa respiration pour ne pas s’essouffler. Un exercice fait plut&#xf4;t dans l’effort et sans trop de plaisir imm&#xe9;diat dans l’action, qui n’apporte en d&#xe9;finitive que la satisfaction apr&#xe8;s coup d’avoir pu faire un peu de sport pour se maintenir un minimum en forme. Ca fait du bien au corps et dans la t&#xea;te, c’est d&#xe9;j&#xe0; cela. Mais objectivement, en termes d’exp&#xe9;rience plus sp&#xe9;cifique de coureur &#xe0; pied, il faut bien avouer que tu es dans le n&#xe9;ant absolu. Aujourd’hui, apr&#xe8;s ta marche d’approche, tu as ralli&#xe9; le camp de base et tu peux lever les yeux vers le sommet et d&#xe9;fier le monstre sans trop de crainte. 12 semaines, 700 kilom&#xe8;tres, 80 heures se sont &#xe9;coul&#xe9;s. Tu as maintenant des rep&#xe8;res et des certitudes. Ton corps s’est habitu&#xe9; &#xe0; l’endurance, tu as m&#xe9;canis&#xe9; ta gestuelle de course, tu n’as plus &#xe0; te soucier de ta respiration qui se pose naturellement par rapport au mouvement, les courbatures sont un souvenir, tu peux enchainer des s&#xe9;ances d’entrainement sans avoir les jambes en bois. A ton niveau, tu es comme un poisson dans l’eau. Ton niveau tu le connais &#xe0; travers tes rep&#xe8;res et des sensations de course ; tu es capable de courir 2h30, ton rythme de croisi&#xe8;re est de 5’20 / 5’30 au kilo pour une fr&#xe9;quence cardiaque variant dans la plage 160 / 165, tu dois pouvoir d’aventurer dans la zone 165 / 180 en fin de parcours s’il te reste des forces, tu as test&#xe9; le mat&#xe9;riel, l’alimentation et l’hydratation en sortie. A ton niveau, tu as maintenant un profil plus pr&#xe9;sentable, il ne correspond peut &#xea;tre pas &#xe0; ceux de tes lectures des magazines sp&#xe9;cialis&#xe9;s mais au fond doit bien en valoir d’autres. Bref, tu as pris le sujet par un bout, tu as suivi une logique qui t’as permis de progresser et de changer une chim&#xe8;re en r&#xe9;alit&#xe9;. Tu as forg&#xe9;e une conviction, que dis-je une certitude, sauf ennui musculaire (crampes, tendinite) ou articulaire (cheville, genou), ca va le faire, tu va entrer au club !&amp;nbsp; Reste &#xe0; savoir dans quel temps. Ici, les rep&#xe8;res d’entrainement et avis des membres du club, donnent &#xe0; penser que le sc&#xe9;nario le plus probable se situe dans la fourchette de 4h10 / 4h20, ce qui est d&#xe9;j&#xe0; une marque honorable pour une premi&#xe8;re exp&#xe9;rience. Au dessus, et a fortiori au del&#xe0; de 4h30, ne reste que la simple v&#xe9;rit&#xe9; factuelle de l’avoir fait, la m&#xe9;daille en chocolat en quelque sorte. En fait, ce serait plut&#xf4;t le constat d’avoir rencontr&#xe9; des difficult&#xe9;s encore trop importantes pour le novice que je suis. Dans mon for int&#xe9;rieur, c’est le sc&#xe9;nario catastrophe et la grosse d&#xe9;ception. Au dessous, et &#xe0; mesure que l’on se rapproche des 4h, c’est la copie de plus en plus parfaite, une tr&#xe8;s bonne journ&#xe9;e dont je me souviendrais probablement longtemps ; en terme sportif on dirait que ca a bien voulu rigoler. Au dessous de 4h, c’est l’exploit, le soleil d’Austerlitz, le r&#xea;ve, la vraie victoire personnelle. Attention, c’est beau de r&#xea;ver, cela peut faire avancer mais il faut rester humble et pouvoir &#xe9;galement relativiser. Une alternative rationnelle d’aborder le sujet est d’essayer d’&#xe9;valuer l’indice d’endurance.&amp;nbsp; La vitesse moyenne &#xe0; laquelle un coureur peut parcourir une course diminue lorsque la dur&#xe9;e augmente. La d&#xe9;croissance est de forme logarithmique. Si on trace la courbe de vitesse (en pourcent de la VMA) en fonction du logarithme de cette dur&#xe9;e (en minutes), on trouve une droite dont la pente est un indice d’endurance. Lorsque l’on conna&#xee;t deux points fiables, on peut tracer la courbe et d&#xe9;duire le temps de course pour d’autres distances. J’essaye de voir ce que cela peut donner, avec ma VMA estim&#xe9;e de 13.55 km/h (100% VMA) et le point correspondant aux 10 kilom&#xe8;tres de test, certes effectu&#xe9; plut&#xf4;t &#xe0; la limite de l’agonie, en 49,5 min (soit 89.5 % VMA). L’indice correspondant est de -5.37. Les deux points utilis&#xe9;s ne sont pas d’une fiabilit&#xe9; importante, peut &#xea;tre optimistes mais faute de mieux, voyons ce que cela donne. Cela donne un 15 kilom&#xe8;tres en 1h16’, pas si loin de l’impression des foul&#xe9;es Charentonnaises si je les avais faites &#xe0; fond, un semi en 1h50’, peut &#xea;tre un peu rapide par rapport aux rep&#xe8;res des sorties longues mais faites sans forcer pour faire un temps. Pour les 42.2 kms du&amp;nbsp; marathon, cela donne 3h50’. D&#xe9;cid&#xe9;ment, cela doit &#xea;tre optimiste mais veut dire que les 4h peuvent &#xea;tre touch&#xe9;es si tout se passe au mieux. Cela permet de sp&#xe9;culer un peu plus, de donner confiance, c’est toujours bon &#xe0; prendre.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Quoi qu’il en soit, une chose est s&#xfb;r, tu as essay&#xe9; de comprendre le sujet, tu as fait le boulot &#xe0; l’entrainement, tu ne t’es pas dispers&#xe9;, tu n’as pas l&#xe2;ch&#xe9;, tu as fait bien attention de mettre toutes les chances de ton cot&#xe9;. Tu as fait en sorte de n’avoir au pire que des regrets mais pas de remords ; maintenant, &#xe0; toi d’aller au bout pour qu’il n’y ait pas de regrets. Si d’aventure du devait &#xea;tre totalement balay&#xe9;, renvoy&#xe9; sur la gr&#xe8;ve par le ressac, prendre une grosse claque, c’est que tu n’es vraiment pas fait pour ca et puis basta. Inch Allah.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;La mise en place&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Dimanche 6 Avril 2008, jour J. R&#xe9;veil 5h30. Et oui, bien que la notice indique que le &#xab; Gatosport &#xbb; se dig&#xe8;re en 1 heure, on en reste &#xe0; la bonne vielle r&#xe8;gle du pouce qui veut que le dernier aliment solide soit aval&#xe9; au pire 3 heures avant le d&#xe9;part pour &#xea;tre totalement dig&#xe9;r&#xe9; et celui-ci est fix&#xe9; &#xe0; 8h45 pour les vedettes et donc 5 &#xe0; 15 minutes plus tard pour la pi&#xe9;taille. Une demi-part de g&#xe2;teau par t&#xea;te de coureur, ce qui &#xe9;quivaut &#xe0; 350 grammes de pates + 250 grammes de blanc de poulet. Simplement de l’eau pour l’hydratation, le th&#xe9; est trop diur&#xe9;tique et&amp;nbsp; risque de provoquer trop de s&#xe9;quence de vidange, un probl&#xe8;me moins anodin qu’il n’en a l’air, on y reviendra. Rasage de pr&#xe8;s pour l’a&#xe9;rodynamisme et les photos, douche, une bonne couche de cr&#xe8;me anti frottement sur les points sensibles (pieds, entre cuisse, dessous de bras, t&#xe9;tons)&amp;nbsp; puis le guerrier enfile son armure pour de vrai. Le samoura&#xef; est pr&#xea;t. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/24/31/488886/28062039.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;Image8&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/24/31/488886/28062039_p.jpg&quot; width=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;7h tapante, &#xab; le parrain &#xbb; est l&#xe0;. J’&#xe9;tais tout &#xe0; fait certain qu’il tiendrait son temps de passage. Le convoi s’&#xe9;branle, je profite du voyage motoris&#xe9; pour avaler 500 ml de boisson d’attente (encore une cartouche du &#xab; pack marathon &#xbb; pour stabiliser la glyc&#xe9;mie avant l’effort). Arriv&#xe9;e au cœur de la capitale et du sujet. On trouve assez facilement &#xe0; garer la voiture au parking et j’y trouve des toilettes pour une premi&#xe8;re vidange. Le fond de l’air est frais, mais l’heure tourne. La &#xab; supportrice &#xbb; et &#xab; le parrain &#xbb; nous accompagnent&amp;nbsp; vers l’Arc de triomphe, un monument d’inspiration plut&#xf4;t romaine que grecque, mais c’est de ce point que le marathonien parisien s’&#xe9;lancera sans se retourner, le laissant dans son dos. S’il est en mesure de lui faire &#xe0; nouveau face dans cette journ&#xe9;e, c’est qu’il l’aura en point de mire et sera assur&#xe9; fermer la boucle et de franchir la ligne mat&#xe9;rialisant le kilom&#xe8;tre 42,195.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Les Champs Elys&#xe9;es sont bord&#xe9;s d’une cl&#xf4;ture m&#xe9;tallique qui d&#xe9;limite le trottoir et la chauss&#xe9;e d&#xe9;volue aux coureurs. Nous rep&#xe9;rons le &#xab; sas &#xbb; des 4h. Un dernier encouragement et nous franchisons le seuil, nous voila dans la cage aux coureurs. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/96/72/488886/28062063.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;Image9&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/96/72/488886/28062063_p.jpg&quot; width=&quot;303&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Sous nos yeux, une nu&#xe9;e de bip&#xe8;des. Pour qui prendrait le soin de faire une revue de d&#xe9;tail, il y a en a pour presque pour tous les go&#xfb;ts, femmes, hommes, grands, petits, maigres, envelopp&#xe9;s, vieux, plus jeunes, vari&#xe9;t&#xe9;s de couleur de peaux, d’accoutrements et des langues, mais probablement une forte proportion de vieux routiers. C’est encore plus frappant une fois plong&#xe9; au cœur du peloton en action, car s’y ajoutent alors les vari&#xe9;t&#xe9;s de foul&#xe9;es, de rictus, d’allures de course. On peine &#xe0; r&#xe9;aliser comment des individus qui n’ont l’air de rien et exhibent parfois des ports de course plut&#xf4;t d&#xe9;gingand&#xe9;s peuvent en fait tailler la route &#xe0; des allures &#xe9;tonnantes, morale &#xe9;difiante dans sa simplicit&#xe9; ; tout le monde a sa chance. A ce niveau, pas de kenyans ou autres extra terrestres, ils sont plus bas sur la ligne d&#xe9;part et &#xe0; jamais invisibles &#xe0; nos yeux. Pour les voir furtivement, il faudra regarder la t&#xe9;l&#xe9; ce soir.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le coup de pistolet&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le speaker officiel fait patienter en &#xe9;grenant les noms des sponsors, diverses statistiques et le compte &#xe0; rebours des d&#xe9;parts &#xe0; venir. Le fond de l’air est vraiment frais, on supporte facilement les surcouches d’attente. Je fais sans forcer quelques &#xe9;tirements pour bouger et par acquis de conscience, ce n’est pas le moment de faire des extravagances. J’avise un urinoir provisoire install&#xe9; par l’organisation et fait une vidange compl&#xe9;mentaire, s’hydrater est primordial mais j’en ai peut &#xea;tre trop fait sur ce plan. La foule des coureurs se fait maintenant plus compacte, on s’observe, on &#xe9;change quelques banalit&#xe9;s sur les heures &#xe0; venir. Juste &#xe0; ma droite, deux meneurs d’allure des 4h. Tiens, fini la technologie des ballons, ils portent de grands fanions. A la v&#xe9;rit&#xe9;, ce ne sont pas des meneurs mais des meneuses, fluettes et de petites tailles. Je ne le sais pas encore, mais c’est la seule fois que j’aurais l’occasion de les voir de la journ&#xe9;e. C’est y est, le speaker rythme le d&#xe9;part des premi&#xe8;res vagues, je retire les surcouches et enclenche le cardio. Il m’indique une fr&#xe9;quence de se baladant entre 60 et 75 bpm, j’expire profond&#xe9;ment pour essayer de me relaxer au maximum comme avant une banale sortie d’entrainement, mais rien &#xe0; faire la fr&#xe9;quence monte un peu, on est loin d’une d&#xe9;tente totale, y aurait-il comme une l&#xe9;g&#xe8;re appr&#xe9;hension, un petit stress ? Tu es pr&#xea;t, ne te prend pas la t&#xea;te, tu as des rep&#xe8;res, tu as envisag&#xe9; les diverses situations de course, tu verras bien comment d’adapter en fonction des circonstances, tu ne le referas peut &#xea;tre jamais alors essayes surtout de d&#xe9;guster, au sens gastronomique et pas m&#xe9;dical, appr&#xe9;cie le parcours, la foule, l’ambiance, les spectateurs, leurs encouragements, le d&#xe9;fil&#xe9; des couleurs, les odeurs, les sensations de ton corps, emmagasine de l’exp&#xe9;rience, du v&#xe9;cu, impr&#xe8;gne toi de tout ce qui d’entoure, tu n’es pas l&#xe0; pour claquer un temps, tu ne cours pas contre les autres mais avec eux, ce sont des compagnons de route, tu es l&#xe0; pour aller vers un monde nouveau, une dimension qui t’est jusqu’alors inconnue, largue les amarres, tu pars en balade.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La masse qui m’entoure commence &#xe0; avancer, je suis doucement aspir&#xe9; dans le flux qui descend vers la ligne de d&#xe9;part encore distante d’environ 200 m&#xe8;tres. L’&#xe9;coulement vers la ligne s’acc&#xe9;l&#xe8;re inexorablement. Premier soucis, regarder ses pieds et la chauss&#xe9;e jonch&#xe9;e de bouteilles, sac plastiques et vieux v&#xea;tements de toutes sortes, ne pas se prendre les pieds dans le tapis et mettre un genou &#xe0; terre avant m&#xea;me d’&#xea;tre dans la course. On commence &#xe0; trottiner, le grand portique &#xab; d&#xe9;part &#xbb; approche, je le franchis, l’ensemble des coureurs s’applaudit, je d&#xe9;clenche l’enregistrement du cardio. Cette fois ci, c’est parti pour ma premi&#xe8;re participation &#xe0; une &#xe9;preuve sportive internationale, les spectateurs, hurlements, leurs encouragements, c’est aussi pour moi, chaleureuse ambiance, frissons garantis, je ne r&#xe9;alise pas vraiment que je suis acteur d’une course. Ce que je r&#xe9;alise tout de suite, c’est que dans la confusion, je n’ai pas appuy&#xe9; sur le bon bouton du cardio, je reprends la manœuvre. Ouf cette fois cela fonctionne, combien de temps de d&#xe9;calage, 10, 15, peut &#xea;tre 20 secondes, une mis&#xe8;re compar&#xe9; &#xe0; l’&#xe9;ternit&#xe9; qu’il va nous falloir pour arriver &#xe0; bon port si tel veut bien &#xea;tre notre destin d’aujourd’hui. La descente des Champs est large, la course est facile, on n’est pas g&#xea;n&#xe9; par les autres coureurs, on regarde le public, l’allure g&#xe9;n&#xe9;rale des autres, on trouve facilement sa place dans le peloton mais on n’est pas encore concentr&#xe9; sur la course, bref on commence &#xe0; picorer, &#xe0; d&#xe9;guster. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/48/29/488886/28062099.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;Image10&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/48/29/488886/28062099_p.jpg&quot; width=&quot;301&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;Premiers tours de roue&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Cela discute pas mal dans le peloton, en toutes les langues, les groupes sont encore ensemble, &#xe9;changes sur les premi&#xe8;res impressions, le coureur n’est pas encore entr&#xe9; dans un mode de fonctionnement solitaire. Comme pr&#xe9;vu, j’essaye de ne pas me faire aspirer par une allure trop rapide, je v&#xe9;rifie que mon allure reste au dessus de 5’45, le &#xab; coach &#xbb; a disparu sans m&#xea;me que je n’en aper&#xe7;oive. Petit impr&#xe9;vu, ma vessie n’est toujours pas vide, je d&#xe9;cide de curer le probl&#xe8;me au plus vite. Un carr&#xe9; de pelouse et des plates bandes fleuries &#xe0; une encablure de l’Elys&#xe9;e font l’affaire. Je me remets dans le flot et arrive &#xe0; la concorde pour aborder la remont&#xe9;e de la rue de Rivoli.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/46/15/488886/28062122.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;301&quot; alt=&quot;Image11&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/46/15/488886/28062122_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;L’espace se referme un peu, cela recadre l’attention sur la voie &#xe0; suivre. Devant moi, un coureur avec l’indication 4h30 dans le dos, je pense, &#xab; tu pars trop vite mon gars, ou tu es modeste &#xbb;. On laisse le Louvre derri&#xe8;re nous, sur les trottoirs Paris s’&#xe9;veil, les parisiens chaudement v&#xea;tus nous accompagnent de la voix. Des pompiers ont sorti la grande &#xe9;chelle pour y accrocher une banderole, tout le parcours sera parsem&#xe9; de groupe de pompiers supporters, sympathique et r&#xe9;confortant de la part de professionnel de l’effort physique, en esp&#xe9;rant ne pas devoir y avoir recours en situation de d&#xe9;tresse. Je connais bien la rue de Rivoli, comme il est long et p&#xe9;nible d’ordinaire de faire le trajet &#xab; Samaritaine - BHV &#xbb; sur des trottoirs surpeupl&#xe9;s. Sur la chauss&#xe9;e transform&#xe9;e en axe rouge pour runners, cela s’&#xe9;coule tout seul. Attention photo &#xe0; 50 m&#xe8;tres, quelle organisation, on a presque le temps de se refaire une beaut&#xe9;, teint frais, œil encore vif, en plein dans la pastille me semble-t-il, au moins un souvenir pr&#xe9;sentable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/82/17/488886/28062136.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;Image12&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/82/17/488886/28062136_p.jpg&quot; width=&quot;301&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Odeur de caf&#xe9; et viennoiseries aux terrasses des caf&#xe9;s dans la travers&#xe9;e du marais. On approche de la Bastille, premier ravitaillement, une autre premi&#xe8;re en vraie grandeur, petite appr&#xe9;hension, bousculade en perspective ou acc&#xe8;s facile aux bouteilles d’eau ? Deux gros panneaux, 200 m&#xe8;tres &#xab; fourchettes &#xbb; &#xe0; droite et &#xe0; gauche, on se croirait sur l’autoroute. La place me semble &#xab; pack&#xe9;e &#xbb;, du monde partout derri&#xe8;re les barri&#xe8;res, des coureurs de droite et de gauche, sa navigue, la chauss&#xe9;e est jonch&#xe9;e de bouteilles, peaux d’oranges et de bananes, grosse ambiance. Acc&#xe8;s facile, je prends une bouteille, je marche, j’avale mon premier gel et boit la bouteille, je me relance. Pas de probl&#xe8;me majeur, le tout est peut &#xea;tre un peu lent, surtout l’absorption du gel, on apprend. On est dans le faubourg Saint Antoine, il est cens&#xe9; pr&#xe9;senter le premier faux plat du parcours, prudence de mise. En fait le d&#xe9;but est plut&#xf4;t roulant, maillot au couleur du Br&#xe9;sil &#xe0; gauche, groupe d’italiens &#xe0; droite. Je ne sais pas pourquoi un groupe d’italiens ne passe jamais inaper&#xe7;u dans une foule, le volume sonore peut-&#xea;tre, non, certainement, ambiance internationale et sympathique. Je navigue un peu au sein du peloton entre les divers groupes, je ne suis pas concentr&#xe9; sur la trajectoire et ai un peu perdu de vue les rep&#xe8;res d’allure. Les premiers kilom&#xe8;tres et le premier ravitaillement effectu&#xe9;s, il faudrait essayer d’oublier un peu l’&#xe9;tat d’esprit d&#xe9;couverte pour commencer &#xe0; r&#xe9;gler le moteur sur l’allure de croisi&#xe8;re envisag&#xe9;e. On ressent le faux plat en fin de faubourg juste avant de d&#xe9;boucher sur la place de la Nation, pas de quoi en faire un plat. L’espace s’&#xe9;largit &#xe0; nouveau en vue du&amp;nbsp; boulevard ext&#xe9;rieur, il faut se caler sur son allure et d&#xe9;rouler comme sur l’autoroute, un coup d’œil au compteur, 5’27, 162 bpm, c’est correct, &#xe0; surveiller de temps en temps pour &#xe9;viter de trop se faire embarquer dans un faux rythme. Maintenant cela parle plus l’allemand et les langues nordiques, devant moi un maillot indiquant &#xab; mon premier marathon &#xbb;, tu n’es pas seul et on est pour l’instant dans le m&#xea;me rythme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/84/34/488886/28062172.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;Image13&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/84/34/488886/28062172_p.jpg&quot; width=&quot;301&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;A gauche une blonde v&#xea;tue &#xe0; minimum d’une tenue d’athl&#xe9;tisme digne d’une finale olympique du 100 m&#xe8;tres, par cette matin&#xe9;e un peu frisquette, il faut &#xea;tre plut&#xf4;t r&#xe9;chauff&#xe9;e. Le flux oblique &#xe0; droite pour descendre vers la porte dor&#xe9;e et le second ravitaillement. M&#xea;me processus, toujours un peu lent.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;Promenade au bois&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;On tourne &#xe0; gauche pour entamer la boucle du bois de Vincennes. C’est une partie du parcours que je ne visualise pas bien et qui m’a sembl&#xe9;e plut&#xf4;t longuette sur le plan. On passe devant le mus&#xe9;e de la porte dor&#xe9;e et son bas relief exotique, dire qu’il abrite le seul aquarium tropical de Paris et que je n’y ai jamais mis les pieds, ce n’est vraiment pas mon quartier. Au loin, &#xe9;mergeant au dessus des arbres, la forme caract&#xe9;ristique de la montagne des singes du zoo de Vincennes. Celui-ci, je l’ai d&#xe9;j&#xe0; arpent&#xe9; de part en part avec les enfants. On arrive vite sur l’esplanade devant le ch&#xe2;teau de Vincennes, pas mal de public. Changement de d&#xe9;cor, on s’enfonce dans le bois, le printemps est bien la, les arbres arborent leurs nouvelles livr&#xe9;es de saison, de jeunes feuilles d’un vert tendre, on croirait de la salade fra&#xee;che, &#xe0; croquer !&amp;nbsp; Mon voisin &#xe0; pr&#xe9;cis&#xe9;ment du mal &#xe0; finir de croquer la banane prise au ravitaillement et cherche &#xe0; refiler le restant &#xe0; un amateur, d&#xe9;sol&#xe9; trop difficile &#xe0; dig&#xe9;rer pour moi, pas d’improvisation, je ne carbure qu’aux gels test&#xe9;s &#xe0; l’entra&#xee;nement. On contourne les b&#xe2;timents de l’INSEP, fabrique des champions fran&#xe7;ais, des vrais, pas la bande de tricards du bitume qui passent devant &#xe0; allure si r&#xe9;duite. Aux abords de la Cartoucherie, des sonorit&#xe9;s diff&#xe9;rentes, cloches et cornes tib&#xe9;taines. Sur le bords de la route, orchestre et danseurs fa&#xe7;on hauts plateaux de l’Himalaya, un brin de fra&#xee;cheur. Ravitaillement avant de longer l’hippodrome, l&#xe9;g&#xe8;re mont&#xe9;e en faux plat, arriv&#xe9;e au point culminant du parcours avant de basculer dans la descente vers Charenton. Un coup d’œil au cardio, l’allure passe naturellement &#xe0; 5’10 pour une fr&#xe9;quence qui reste plut&#xf4;t sagement &#xe0; 161 bpm, c’est m&#xea;me un peu plus rapide que pr&#xe9;vu, quelques secondes de grappill&#xe9;es sans effort suppl&#xe9;mentaire, c’est d&#xe9;j&#xe0; cela. On approche donc 20&#xe8;me kilom&#xe8;tres, et cela roule. A ce point, pas de gros probl&#xe8;me en route, l’allure moyenne me semble plut&#xf4;t en dessous de 5’30, la fr&#xe9;quence cardiaque n’a pas d&#xe9;riv&#xe9;, pas de sensation de fatigue dans les jambes, ni de soucis au niveau du souffle, ne pas s’emballer, continuer dans cette ligne pour les 5 &#xe0; 10 kilom&#xe8;tres suivants et ensuite aviser pour la fin de parcours. On arrive sur le plat, entre bois de Vincennes et banlieue, les &#xab; supporters &#xbb; devraient donc apparaitre rapidement, vont-ils me voir, vais-je les voir, je commence &#xe0; scruter les bords de la route, il y a du monde. Voici la cabine t&#xe9;l&#xe9;phonique british au coin du parc de jeu du &#xab; Balou &#xbb;, pas de doute on approche.&amp;nbsp; Ca y est, sur la gauche, l’anorak rouge de la &#xab; supportrice &#xbb;, celui de moniteur de ski du &#xab; parrain &#xbb; et tout le groupe.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/27/45/488886/28062206.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;337&quot; alt=&quot;Image14&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/27/45/488886/28062206_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Ils ne n’ont pas vu tout de suite, je leur frappe sur l’&#xe9;paule. Ils courent un moment &#xe0; cot&#xe9; de moi,&amp;nbsp; surtout Elise et les photographes, &#xab; allez papa &#xbb;, &#xab; courage &#xbb;, &#xab; au bout &#xbb;, &#xab; t’es frais comme un gardon, acc&#xe9;l&#xe8;re, t’en garde trop sous la semelle &#xbb; s’&#xe9;poumone le &#xab; parrain &#xbb;. Peut &#xea;tre vrai, mais encore trop t&#xf4;t pour se l&#xe2;cher d’apr&#xe8;s les conseils que je garde en m&#xe9;moire. Ouah, c’est du d&#xe9;lire me glisse mon voisin du moment, c’est vrai que les encouragements personnels font du bien &#xe0; la t&#xea;te mais il faut &#xe9;viter le petit coup d’euphorie qui pousserait &#xe0; d&#xe9;passer ses limites si loin du but. On arrive tout juste &#xe0; la moiti&#xe9; du kilom&#xe9;trage, mais le gros de l’effort est encore &#xe0; venir, si tu es d&#xe9;j&#xe0; entam&#xe9; &#xe0; ce point, c’est que tu es en sursis et te pr&#xe9;pares &#xe0; passer la seconde partie en enfer.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/94/03/488886/28062304.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;303&quot; alt=&quot;Image15&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/94/03/488886/28062304_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Prochain rendez vous avec les supporteurs vers le 30&#xe8;me. Finalement la boucle dans le bois de Vincennes ne m’a pas sembl&#xe9;e si longue.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;Au-del&#xe0; du semi&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Retour &#xe0; Paris, on repasse au dessus du &#xab; p&#xe9;riph &#xbb;en franchissant l’arche du semi. 2h05’, 5’15, 161 bpm, je ne suis vraiment pas en avance, pourtant il me semble que l’allure &#xe9;tait globalement toujours sous les 5’40 th&#xe9;oriques. Ce n’est pas grave, je ne suis pas &#xe0; la rue et me sens toujours frais et dans mon rythme. On attaque la suite par une enfilade de rues plus &#xe9;troites et plut&#xf4;t en descente, cela permet d’avancer facilement dans l’allure tout en &#xe9;conomisant ses pr&#xe9;cieuses forces. Le peloton se densifie dans ces rues d’un Paris populaire, cela oblige &#xe0; naviguer un peu pour trouver sa place mais donne des points de vue impressionnant sur la masse des coureurs, on ne se sent pas seul. Les parisiens, baguettes et cabas sous le bras s’arr&#xea;tent quelques instants pour saluer les coureurs, des odeurs de boulangerie et de r&#xf4;tisserie flottent dans l’air, mouvement, couleurs, bruits, d&#xe9;couverte de Paris sous un jour tout &#xe0; fait singulier et unique, comme un petit quelque chose de tour de France rien que pour nous, on en prend plein les yeux, on savoure ces instants, on ne regrette vraiment pas d’&#xea;tre venu jusque l&#xe0;. A nouveau un large boulevard, Avenue Daumesnil, on longe le viaduc des arts. Ce long mur de briques rouges et son ensemble de larges arcades transform&#xe9;es en monumentales devantures de verres pour boutiques chics est vraiment une r&#xe9;habilitation tr&#xe8;s r&#xe9;ussie, sans parler de la promenade paysag&#xe9;e situ&#xe9;e au dessus, mais on n’est pas l&#xe0; pour faire du l&#xe8;che-vitrine. Encore des pompiers, des orchestres et revoil&#xe0; la place de la Bastille. Toujours un monde fou, des encouragements, un ravitaillement, de quoi refaire le plein d’&#xe9;nergie. On se relance de plus belle, &#xe0; gauche, l’orchestre le plus martial de la journ&#xe9;e, c’est la garde r&#xe9;publicaine en grand uniforme sur le seuil de sa caserne. On fonce vers la Seine. Bon, mine de rien on en est &#xe0; 25 kilom&#xe8;tres, environ 2h26’ de course, bref cela veut dire qu’en gros, je suis maintenant au point ultime jamais atteint &#xe0; l’entrainement. Au-del&#xe0;, j’entre donc dans l’inconnu, en quelque sorte, je saute dans le vide.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;Passer dans l’au-del&#xe0;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;En fait, pour l’instant, plus prosa&#xef;quement, je descends sur la voie Georges Pompidou. Les quais, c’est plut&#xf4;t un d&#xe9;cor sympa pour entrer dans une nouvelle dimension.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/77/96/488886/28062343.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;301&quot; alt=&quot;Image16&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/77/96/488886/28062343_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;A gauche, le fleuve, clapotis, p&#xe9;niches et bateaux mouches. A droite, en surplomb, des spectateurs comme accoud&#xe9;s au balcon. Au compteur, 5’15, 163 bpm, les jambes tournent comme une horloge sans accuser la fatigue, continuer comme cela pour rallier le 30&#xe8;me o&#xf9; je devrait revoir les &#xab; supporters &#xbb; pour un petit coup de &#xab; boost &#xbb; personnel. Tout en enfilant la succession de ponts et leurs frontons sculpt&#xe9;s, il me semble que je commence &#xe0; d&#xe9;passer des coureurs qui commencent &#xe0; accuser le coup, certains en sont d&#xe9;j&#xe0; &#xe0; adopter une allure proche de la marche alors que mes jambes me portent sans le moindre signe de crispation, continue &#xe0; g&#xe9;rer ton allure en appliquant ton plan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/32/48/488886/28062396.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;Image17&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/32/48/488886/28062396_p.jpg&quot; width=&quot;301&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;On remonte vers le Louvre et les Tuileries pour s’engouffrer dans le long tunnel des Tuileries. Plus de spectateurs, seulement une horde de silhouettes plus ou moins d&#xe9;gingand&#xe9;es qui s’agitent dans un halo orang&#xe9;, je d&#xe9;passe un duo d&#xe9;guis&#xe9;s en bagnards et menott&#xe9;s l’un &#xe0; l’autre, pas franchement une aide pour trouver du rel&#xe2;chement dans l’effort. Il me semble que cela n’en finit pas de descendre dans cette lueur artificielle qui cr&#xe9;e une atmosph&#xe8;re un peu surr&#xe9;aliste et oppressante, on ressent confus&#xe9;ment le martellement continuel des &#xab; running &#xbb; sur le macadam, puis arrivent en vagues les clameurs &#xab; on n’est pas fatigu&#xe9;s, on n’est pas fatigu&#xe9;s, … &#xbb;, cela r&#xe9;sonne dans ce huit clos et doit sonner archi faux dans la t&#xea;te de ceux qui commencent &#xe0; &#xab; piocher &#xbb; et &#xe0; sentir bouillir leurs jambes. Je laisse sur ma droite un coureur portant sur le dos une grosse baudruche en forme de globe terrestre, trop lourd &#xe0; porter ?, puis c’est au tour d’un autre d&#xe9;guis&#xe9; en mari&#xe9;e, pas non plus l’id&#xe9;al pour courir cette robe longue ! J’ai compl&#xe8;tement perdu mes sensations et rep&#xe8;res d’allure mais ouf cela commence &#xe0; remonter et on aper&#xe7;oit le bout du tunnel. Fin de l’interm&#xe8;de r&#xe9;serv&#xe9; aux coureurs, retour de la lumi&#xe8;re naturelle et des acclamations des spectateurs, recaler sa foul&#xe9;e tout en ralentissant dans les mont&#xe9;es. Les autres tunnels se succ&#xe8;dent formant un toboggan &#xe0; g&#xe9;rer prudemment pour &#xe9;viter qu’il ne se transforme en &#xab; casse pattes &#xbb;. A chaque fois, les parapets sont emplis de supporters aux encouragements rageurs. Il y a des banderoles personnelles, des slogans cibl&#xe9;s, on sent que le parisien occasionnel fait place &#xe0; l’accompagnateur, voire au membre du club, l’ambiance monte, se tend, les choses s&#xe9;rieuses ont commenc&#xe9;. Je balaye du regard ces supporteurs, je cherche les &#xab; rouges &#xbb;, les anoraks rouges, mes supporters, ils devraient &#xea;tre dans le coin d’apr&#xe8;s les plans. Rien, toujours rien, ils sont peu &#xea;tre en retard, je les ai peut &#xea;tre rat&#xe9;s. La tour Eiffel grossit de plus en plus, on approche inexorablement du 30&#xe8;me kilom&#xe8;tre. Rendez vous cl&#xe9; de la distance, interrogation cruciale pour le n&#xe9;ophyte, o&#xf9; en sont mes ressources en glycog&#xe8;ne ? Suis-je d&#xe9;j&#xe0;, sans le savoir sur la r&#xe9;serve ? Le mythique &#xab; mur des 30 kilom&#xe8;tres &#xbb; m’attend-t-il, invisible et sournois, au d&#xe9;tour du prochain virage ? Aurai-je la possibilit&#xe9;, la volont&#xe9; de le transpercer s’il se mat&#xe9;rialise ou vais-je m’y briser pour finir compl&#xe8;tement &#xab; &#xe0; l’arrache &#xbb; et dans la douleur ? Le gr&#xe9;sillement des interf&#xe9;rences &#xe9;lectroniques de la mesure des temps de passage du 30 siffle aux oreilles. A ma droite, une coureuse constate &#xab; plus que 12 kilom&#xe8;tres &#xbb;, je lui r&#xe9;torque cr&#xe2;nement, &#xab; oui, 12 mis&#xe9;rables kilom&#xe8;tres &#xbb;. C’est bien cela, une distance banale, dans la fourchette basse des sorties accumul&#xe9;es pendant la pr&#xe9;paration. Mentalement cela permet de ramener cet horizon &#xe0; des proportions connues, assimil&#xe9;es, quasi quotidiennes, de se transf&#xe9;rer au besoin dans un cadre rassurant, dans une s&#xe9;quence facile, de faire appel &#xe0; des sensations positives. 2h55’, 5’18, 166 bpm, &#xab; putain de chronom&#xe8;tre &#xbb;, le bracelet des temps de passage th&#xe9;oriques exige 2h50’, je suis globalement bien sous les 5’30 en allure &#xe0; chaque coup d’œil au Polar, aussi bien, voire mieux qu’&#xe0; l’entrainement. Pour 4h, votre allure th&#xe9;orique est 5’40, une blague ! Soit je perds trop de temps aux ravitaillements, mais &#xe0; l’entrainement aussi je pratique des ravitaillements et je finis avec des moyennes &#xab; tout compris &#xbb; &#xe0; moins de 5’40 pour des allures semblables. Soit, qu’est-ce que je dois me &#xab; farcir &#xbb; comme distance suppl&#xe9;mentaire ! C’est un peu frustrant, on se sent un peu flou&#xe9; de ses efforts. Manque d’exp&#xe9;rience peut-&#xea;tre, manque de rep&#xe8;res de course, exc&#xe8;s d’optimisme, illusions, illusions, apprendre, toujours apprendre.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;Envoyer du gros&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Retour &#xe0; la r&#xe9;alit&#xe9;, rapide tour d’horizon mental, c’est quand m&#xea;me du positif, les jambes me laissent tranquille, je me sens toujours bien. L’alternative est simple, soit tu continues &#xab; tranquille &#xbb; sur ce rythme de croisi&#xe8;re, et tu dois pouvoir finir dans le &#xab; confort &#xbb;, mais tu n’as aucune chance de toucher les 4h, bref, tu es sur le scenario moyen, soit tu te l&#xe2;ches ! Tu avais d&#xe9;cid&#xe9; d’appliquer le sch&#xe9;ma de course que tu d&#xe9;roules, tu es arriv&#xe9; sans encombre jusque l&#xe0;, cela ne t’arriveras peut &#xea;tre plus jamais, donc maintenant, tu peux &#xab; taper &#xbb; dans les r&#xe9;serves, tu as le droit d’aller au bout de tes possibilit&#xe9;s, c’est simple, acc&#xe9;l&#xe9;ration progressive jusqu’&#xe0; la ligne. 2h55’, 12 kilom&#xe8;tres, pour un ing&#xe9;nieur, pas la peine de sortir un logiciel de calcul compliqu&#xe9;, rentrer sous les 4h, cela veut dire une moyenne &#xe0; peine sup&#xe9;rieure &#xe0; 5’ au kilo et supprimer le ravitaillement du 40&#xe8;me . La feuille de route est claire, &#xe0; ton niveau, cela veut dire, envoyer du gros et si tu peux, laisser les tripes sur le macadam, ca va &#xea;tre chaud, surtout que reste la mont&#xe9;e de la rue Mirabeau, la plus s&#xe9;v&#xe8;re du parcours &#xe0; mon avis! Celui pour qui cela est chaud en ce moment, c’est le &#xab; coach &#xbb;, et oui, il est l&#xe0;, au bord de la route &#xe0; tirer sur les jambes. Pas de doute, des crampes ! Il va certainement lui falloir finir &#xab; &#xe0; la tronche &#xbb; tout en faisant le deuil de son objectif de finir sous les 4h, dur ! Humble rappel &#xe0; l’ordre, tu as beau &#xea;tre dans ton tableau de marche, rien n’est jamais acquis sur cette distance et la fin du parcours peut toujours tourner au chemin de croix avec pour seules r&#xe9;compenses douleur et frustration. Je d&#xe9;bouche sur l’esplanade entre Palais de Chaillot et Tour Eiffel, beaucoup de monde, un coup d’œil rapide pour identifier d’&#xe9;ventuels anoraks rouges, plus le temps de s’&#xe9;parpiller, soigner rapidement le ravitaillement, le dernier gel &#xab; Energix &#xbb;, apr&#xe8;s cela, on passe au &#xab; coup de fouet &#xbb;. Je me relance, hausser la cadence vers 5’10 ou mieux et essayer de tenir en manageant au mieux la mont&#xe9;e &#xe0; venir. Quelques foul&#xe9;es plus loin, ils sont l&#xe0;, les &#xab; supporters &#xbb;, je leur crie au passage que le &#xab; coach &#xbb; est arr&#xea;t&#xe9; juste derri&#xe8;re avec des crampes, j’emmagasine les encouragements et je mets la t&#xea;te dans le guidon.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/16/19/488886/28062418.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;303&quot; alt=&quot;Image18&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/16/19/488886/28062418_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;On passe sous le pont Bir-Hakiem, une large banderole &#xab; Go, Go Chicago &#xbb; est accroch&#xe9; au parapet et un orchestre joue du rock am&#xe9;ricain. Chicago, un des Marathon les plus rapides, il faut s’en inspirer et donc il faut que cela swingue en cadence jusqu’au bout. Ca descend de fa&#xe7;on assez roulante vers la maison de la radio, le compteur oscille entre 5’ et 5’15, la fr&#xe9;quence cardiaque ne d&#xe9;rive pas, &#xe7;a peut marcher. Voila la mont&#xe9;e Mirabeau, je ne la connais pas et la crains un peu, elle commence plus doux que je ne l’imaginais. Le probl&#xe8;me est plut&#xf4;t que la rue est plus &#xe9;troite, les spectateurs sont au contact et nous poussent mais le peloton ralentit, certains supporters courent &#xe0; cot&#xe9; de leurs favoris comme s’il y avait de la place, des habitants du quartier veulent traverser la rue, m&#xea;me avec des poussettes, place aux coureurs, bon sang ! L’ensemble est confus, la course n’est pas facile, je dois naviguer pour d&#xe9;passer les plus lents et essayer de ne pas trop perdre l’&#xe9;lan, la pente s’accentue, il faut s’accrocher, serrer les dents, vite en finir avec cette s&#xe9;quence !&amp;nbsp; En quelque sorte, remonter &#xe0; l’air libre. Allez, retour sur le plat, on arrive porte d’Auteuil, &#xe0; nouveau un boulevard plus large, on peut se recaler dans un rythme stable, dans la fen&#xea;tre 5’ – 5’10. On longe le stade Roland Garros, bons souvenirs de journ&#xe9;es ensoleill&#xe9;es et de vol&#xe9;es magiques, ah, Noah, Lecomte, Edberg, aujourd’hui il y a deux jeunes qui tapent des balles sur un court annexe avec une sono &#xe0; fond, c’est cool pour eux. On tourne au bout du stade, la banderole du 35&#xe8;me , 3h23’. Reste 7,2 kilos, 7 x 5’ = 35’, &#xab; putain, rentrer sous les 4h, c’est vraiment chaud, vraiment trop chaud &#xbb;. Prendre fissa le ravitaillement, un gel &#xab; coup de fouet &#xbb;&amp;nbsp; pour &#xe9;viter un coup de bambou car &#xe7;a commence &#xe0; tirer dans les jambes. Autour des tables de ravitaillement, c’est un peu la cour des miracles, cela marche beaucoup, &#xe7;a pioche &#xe0; qui mieux-mieux bouteilles et aliments solides, on sent certains coureurs en mode survie qui cherchent &#xe0; trouver un petit suppl&#xe9;ment d’&#xe9;nergie pour trouver leur salut, la marche est prolong&#xe9;e et la relance est mole, encore 7 kilos les gars!&amp;nbsp; Je repars ventre &#xe0; terre, j’entends &#xab; aller au bout maintenant &#xbb;, c’est exactement &#xe7;a, appuyer encore sur l’acc&#xe9;l&#xe9;rateur, faire monter les tours au maximum des possibilit&#xe9;s du moteur, tailler la route, en cyclisme on dirait &#xab; droit devant, la t&#xea;te dans le guidon, ne plus se retourner &#xbb;. L’allure oscille autour de 5’, la fr&#xe9;quence cardiaque commence &#xe0; monter 165, 166, 167, 168 bpm, je continue de doubler beaucoup de coureurs, on sent l’ensemble &#xe0; court de carburant et qui rallient l’arriv&#xe9;e comme ils peuvent. Porte d’Auteuil, virage &#xe0; gauche pour longer l’hippodrome, les spectateurs&amp;nbsp; ne laissent qu’un petit passage, devant moi trois coureurs de front, je suis presque &#xe0; l’arr&#xea;t ! Il faut encore faire un &#xe9;cart et relancer l’allure, en plus, mine de rien l’all&#xe9;e est en faux plat et cela se sens, 5’15, 170 bpm au compteur. Je d&#xe9;passe un couple, il encourage sa compagne, &#xab; allez, on essaye de terminer en 4h &#xbb;, &#xe0; leur allure cela va &#xea;tre dur mais il faut bien se motiver. Fin du faux plat, on contourne l’hippodrome pour arriver carrefour des cascades, foule de spectateurs et surprise, revoil&#xe0; les &#xab; supporters &#xbb;, eux aussi ils ont du acc&#xe9;l&#xe9;rer pour se trouver l&#xe0;. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/43/88/488886/28062430.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;Image19&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/43/88/488886/28062430_p.jpg&quot; width=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Ca &#xab; boost &#xbb; le moral, je suis pass&#xe9; &#xe0; 4’50 et 171 bpm, mais cela bouchonne, je klaxonne, trajectoire en zigzag, &#xe7;a fatigue, &#xe7;a irrite un peu. Je vais plus vite que je n’aurais pu l’imaginer mais les marques kilom&#xe9;triques me semblent se rapprocher bien lentement, les jambes commencent &#xe0; &#xea;tre port&#xe9;es au rouge, la poitrine semble se dilater, &#xe7;a pousse, &#xe7;a tire. Devant les tribunes de l’hippodrome, stand de distribution de cidre, ou en est-on ? 38&#xe8;me ? 39&#xe8;me ? Je perds un peu mes rep&#xe8;res, le ravitaillement que je veux voir, c’est le vrai, celui des 40 ! Ce tourne beaucoup, on s‘enfonce dans le bois, &#xe7;a descend un peu, cela permet de r&#xe9;cup&#xe9;rer un peu mais c’est &#xe9;troit, il faut jouer des coudes, se tailler le passage &#xab; &#xe0; la hache &#xbb;, mais l’allure reste dans les 4’50, avancer, tenir encore !&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;C’est encore loin le nirvana ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;On retrouve le carrefour des cascades, la voie s’&#xe9;largie de nouveau, la course est plus libre, plus facile, le ravitaillement des 40 est en vue. Je le &#xab; zappe &#xbb;, plus question de perdre de pr&#xe9;cieuses secondes. Les supporters sont toujours l&#xe0;, dernier clinc d’œil avant l’arriv&#xe9;e.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/41/54/488886/28062516.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;Image20&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/41/54/488886/28062516_p.jpg&quot; width=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Je suis en 4’45, 173 bpm, en fait je ne contr&#xf4;le plus, je ne suis plus en sensation depuis longtemps, je suis pass&#xe9; en mode &#xab; automatique &#xbb;, &#xe0; fond, avancer, avancer. C’est rectiligne, mais cela ne semble pas en finir, c’est long, je ne vois pas arriver la flamme rouge, de fait l’arche verte de Gaz de France d&#xe9;j&#xe0; m&#xe9;moris&#xe9;e car en photo dans le programme officiel remis aux participants. Je m’&#xe9;tais dit, quand tu la verras, ce sera bon, tu y seras. Elle est l&#xe0; devant moi, km 41, 4’40, 175 bpm, tu es &#xe0; bloc, un mis&#xe9;rable kilo. Concentr&#xe9;, focalis&#xe9;, finir au plus vite, on entend fuser les encouragements, &#xab; allez, les gars, plus que 400 m&#xe8;tres &#xbb;, cela parait bien plus long, le corps commence &#xe0; crier gr&#xe2;ce, il voudrait s’arr&#xea;ter, &#xea;tre plus t&#xea;tu, ne pas fl&#xe9;chir, ne rien l&#xe2;cher. Derri&#xe8;re le rideau d’arbres apparait la masse de la facult&#xe9; de Dauphine, cette fois- ci, on touche au but. Je d&#xe9;boule sur la place de la porte Dauphine, le portique de la ligne d’arriv&#xe9;e est en point de mire au bout de la derni&#xe8;re ligne droite, il y a des barri&#xe8;res avec une foule de spectateurs, agitation, bruits, couleurs, cela me donne un peu la sensation d’&#xea;tre &#xe0; l’arriv&#xe9;e de l’&#xe9;tape de l’Alpe d’Huez, au milieu de l’ar&#xe8;ne. Le moral monte instantan&#xe9;ment au plafond, je me sens fort, je lance mon sprint, je suis &#xe0; fond, j’avale coureurs et bitume, je vole, je plane !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/46/56/488886/28062552.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;Image21&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/46/56/488886/28062552_p.jpg&quot; width=&quot;301&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Je passe la ligne, arr&#xea;te le chronom&#xe8;tre; je ne suis pas le pape, je ne suis pas champion olympique, mais je suis marathonien, et comme eux, &#xe0; vie !&amp;nbsp; Rapide flash-back, mardi 1 Janvier, poumons en feu pour un poussif 8 kilo sur le stade municipal, dimanche 6 Avril, premier Marathon boucl&#xe9; au sprint, fin du challenge, grosse satisfaction personnelle, un peu de fiert&#xe9;, en un mot &#xab; job done ! &#xbb;.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;Bienvenue au club&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La ligne franchie, on bute sur un paquet de coureurs, difficile de continuer &#xe0; trottiner, l’arr&#xea;t est brutal. Aie !, les jambes se figent &#xab; en gel&#xe9;e &#xbb;, la circulation sanguine se ralenti, l’acide lactique ne s’&#xe9;vacue plus. La fatigue tombe d’un coup, les muscles se font douloureux, je commence une marche d&#xe9;compos&#xe9;e et prudente pour remonter l’aire d’arriv&#xe9;e &#xe9;tape par &#xe9;tape. Restitution de la puce, obtention de la m&#xe9;daille souvenir, fourniture de capes de protection contre le froid, ravitaillement en eau et fruits. F&#xe9;licitations des nombreux volontaires, sur la droite, le stand des massages, une file d’attente &#xe0; m’en plus finir, je &#xab; zappe &#xbb;. Je remonte l’avenue, cela grouille de monde, je cherche le rep&#xe8;re R, point de rencontre convenu avec les &#xab; supporters &#xbb;. Oui, on voudrait partager avec eux ces instants. Je scrute les informations de la course enregistr&#xe9;es par le Polar ;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Dur&#xe9;e 3:59:50&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Indice de course &#xe0; pied 48&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;D&#xe9;pense &#xe9;nerg&#xe9;tique 3235 kcal &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;FC moyenne 162 bpm &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;FC max&amp;nbsp; 176 bpm&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Moyenne Allure 5:24 min/km &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Maximum Allure 3:58 min/km &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Distance&amp;nbsp; &amp;nbsp;44.1 km &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Cadence moyenne&amp;nbsp; 82 rpm &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Cadence maxi 88 rpm &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/60/43/488886/28062583.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;360&quot; alt=&quot;Image22&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/60/43/488886/28062583_p.png&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dur&#xe9;e 3h59’50’’, avec le d&#xe9;calage du d&#xe9;but cela veut dire &#xab; autour &#xbb; de 4h. Confirmation, c’&#xe9;tait &#xab; chaud &#xbb;, quelle est la marque officielle ? Le suspense reste entier. Mais la distance parcourue, 44,1 kilom&#xe8;tres !&amp;nbsp; Qu’est-ce que l’on fait comme rab, et ca coute cher en temps. Et oui, &#xe0; une allure de 5’30, cela alourdi l’addition d’environ 11 minutes ! L’allure moyenne, ravitaillements inclus, ressort &#xe0; 5’24, pour une fr&#xe9;quence moyenne de 162 bpm, les valeurs maximum du sprint final &#xe9;tant de 4’ et&amp;nbsp; 176 bpm. Le premier semi couvert en environ 2h5’ donc le second en environ 1h55’. Avec de l’exp&#xe9;rience, pour limiter l’exc&#xe8;s de distance, &#xea;tre un peu plus rapide aux ravitaillements et en partant un peu plus vite, il y avait probablement de quoi &#xab; gratter &#xbb; quelques minutes. Mais une allure moyenne &#xab; en piste &#xbb; d’environ 5’20 sur 4 heures de temps, si on me l’avait dit il y a peu, j’aurais sign&#xe9; des deux mains. Le tout n’est donc peut &#xea;tre pas parfait, mais sans exp&#xe9;rience, je suis all&#xe9; au bout de mon d&#xe9;fi personnel, de mes id&#xe9;es, j’ai g&#xe9;r&#xe9; comme je l’avais pr&#xe9;vu, j’ai r&#xe9;ussi mon plan, j’ai le sentiment de n’&#xea;tre pas loin d’avoir, aujourd’hui, le jour J de l’&#xe9;preuve de v&#xe9;rit&#xe9; fix&#xe9; quatre mois plus t&#xf4;t, &#xab; r&#xe9;alis&#xe9; &#xbb; le maximum de mon potentiel. La moiti&#xe9; des coureurs est all&#xe9;e plus vite, l’autre plus lentement, &#xe0; chacun son bilan, ses satisfactions ou frustrations en fonction de son niveau, de ses espoirs, de ses objectifs. Comme toujours dans la vie, tout est relatif,&amp;nbsp; mais quant &#xe0; moi, de fa&#xe7;on probablement tr&#xe8;s &#xe9;go&#xef;ste et cela restant des sentiments profond&#xe9;ment intimes, je suis totalement r&#xe9;compens&#xe9; de mes efforts, anonyme parmi le peloton des &#xab; finishers &#xbb;, je peux sortir de l’aire des coureurs la t&#xea;te haute, j’ai r&#xe9;ussi &#xe0; franchir une nouvelle fronti&#xe8;re et je m’en vais le cœur enrichi d’une nouvelle exp&#xe9;rience que je pensais jusqu’alors totalement inatteignable. Le soleil pointe le bout du nez, une chaleur bien venue caresse mes muscles endoloris, pas de doute, vraiment une belle journ&#xe9;e.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Je suis sous le rep&#xe8;re R, je scrute alentour esp&#xe9;rant apercevoir la &#xab; supportrice &#xbb;. Des groupes de coureurs se racontent leurs parcours, &#xe9;videment plus rapides puisqu’ils sont d&#xe9;j&#xe0; l&#xe0;, mais pas de visages connus. J’attends, je marche lentement en tournant autour du rep&#xe8;re, j’ai froid, cela ferait du bien de retrouver les miens, c’est long l’attente.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/10/08/488886/28062654.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;Image23&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/10/08/488886/28062654_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Les minutes passent et enfin je vois le &#xab; parrain &#xbb;, je le rejoins en clopinant et retrouve la &#xab; supportrice &#xbb; un peu plus bas. Les SMS indiquent que le &#xab; coach &#xbb; &#xe0; ralli&#xe9; l’arriv&#xe9;e, une &#xe9;quipe part &#xe0; sa recherche. Chacun raconte sa matin&#xe9;e, on recoupe les impressions, les situations, on &#xab; refait un peu le match &#xbb;. Le SMS indique un temps de 4h10’. Quoi, ils charrient, 10’ de plus que le chronom&#xe8;tre Polar, une telle impr&#xe9;cision, c’est impossible. Un peu d&#xe9;cevant ce flou technologique. Les jambes ont durci inexorablement, je bois la bouteille de boisson de r&#xe9;cup&#xe9;ration.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/40/20/488886/28062667.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;Image24&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/40/20/488886/28062667_p.jpg&quot; width=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/38/92/488886/28062695.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;Image25&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/38/92/488886/28062695_p.jpg&quot; width=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;L’aire d’arriv&#xe9;e est toujours emplie de ponchos et couvertures de survie recouvrant des silhouettes hagardes, qui zigzaguent tels des somnambules &#xe9;mergeant d’un long voyage. Finalement, tout le monde se retrouve, retour &#xe0; la voiture puis &#xe0; Charenton, la douche chaude fait du bien, repas l&#xe9;ger sur un fond de bruits d’enfants.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Deux nuits difficiles suivront, entre douleurs musculaires et esprit agit&#xe9;, occup&#xe9; &#xe0; refaire sans cesse la course. Finalement, les muscles mettront trois jours &#xe0; oublier. Reprise en douceur par un footing l&#xe9;ger avec la &#xab; supportrice &#xbb; le week-end suivant. Le temps officiel s’est fig&#xe9; &#xe0; 4h00’05’’. Au fait, 4h00’05’’ pour une distance r&#xe9;elle de 44.1 kms, cela veut dire une 11,05 km/h soit 81,6 % VMA et confirme l’indice d’endurance de l’ordre de -5.21. Tout cela relativement coh&#xe9;rent par rapport aux rep&#xe8;res pr&#xe9;c&#xe9;dent. Un temps final de 4h00’05’’ pour le marathon, certains diront rat&#xe9; ! Est-ce le plus important ? Le prochain objectif coule de source, finir le prochain en moins de 4h. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/75/36/488886/28062719.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;Image26&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/75/36/488886/28062719_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#xe9;f&#xe9;rence :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;1. Fr&#xe9;quence cardiaque chez le sportif amateur, Fran&#xe7;ois Saint Pierre &amp;amp; Jean Paul Brackman&lt;br /&gt;2. La physiologie du marathonien, Andr&#xe9;e Mousset&lt;br /&gt;3. Le marathon ? m&#xea;me pas mal ! ou les dix commandements, par philippe @Jogblog.fr&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 19 Jul 2008 15:05:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>